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 Hisamatsu Chisei ;; I'm mad, you're mad, we're all mad here !

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Cheshire Cat
nam - fondatrice



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Hisamatsu Chisei  

"Cheshire Cat"

Age: 36 ansDate de naissance: 25 DécembreLieu de Naissance: Abashiri (Hokkaido)Orientation Sexuelle: "Epicurien"Activité: Directeur des Ressources Humaines et Chef Comptable au Heart CastleAutre: Surnomé Le Marchand de Sable (The Sandman) par les journaux et les autorités concernant les meurtres en série qu'il perpétue depuis des années en raison de la signature qu'il utilise malgré des modus operandi différents au fil du temps. Sa véritable identité est Anzai Yutaka. Il en a changé il y a plusieurs années et les personnes à en avoir connaissance se compte sur les doigts d'une seule main. Évitons donc de l'appeler ainsi en public, il ne répondrait pas de toute façon.Groupe: Midnight WonderlandFeat. : Aoi, The GazettE


have i gone mad?

Do you want to know who I am ?


« C’est une étrange fatalité que nous devions éprouver tant de peurs et de doutes pour une si petite chose... une si petite chose... »

Qui est-il celui que l’on nomme aujourd'hui le Chat du Cheshire ? Est-il la triste réplique du mal, un bras meurtris et meurtrier ou simplement l’incarnation d’un cauchemar ? Comment savoir ? On ne sait jamais avec lui ! Et le pied sur lequel il veut nous faire danser est souvent le mauvais… Il nous perdra. Entre rêves éveillés et cauchemars sans fins ; il nous perdra. Trop bien ancré dans le monde et ses paysages pour pouvoir en être extirpé, il passe entre les gens sans qu’ils se retournent. Et pourtant, ils le sentent dans leurs dos cet homme qui distille dans les cœurs un étrange mélange de peur et de curiosité…

Et la réalité rattrapera l’homme qui n’a pas pris garde à ce sourire trop prompt, sera perdu celui qui fermera les yeux entre ses mains… Juste perdu. Il tremble l’enfant qui s’endort,  il tremble tellement quand son sourire fini par s’élargir ; il tremble… Lui aussi il a perdu.

N'est-il pas troublant l'homme qui se dresse devant vous ? Un savant mélange ; un mélange étudié et précis de tout ce qui fait un homme. Tout se lie et se délie... Et tout le monde le dit : tout est lié et ce qui ne l'est pas finira par le devenir entre ses mains. Il ne faut jamais faire les choses à la légère, il faut les penser. Les analyser et parer au plus pressé. Il est un monde où les fausses notes ne peuvent exister ! Il fait partie de ce monde, celui de ceux qui réfléchissent à deux fois avant d'agir. Ceux qui prennent leur temps pour comprendre les choses et qui font en sorte de bien organiser leurs actions. Après tout, ne dit-on pas qu'il faut être pratique dans la vie ? Expérimenter les choses c'est bien, mais être doté d'une forte dose d'organisation c'est vital. Sans ça, il terminerait sa vie visage masqué, au bout d'une corde... Sur sa tombe on noterait « Mort par pendaison ».
Et il est encore loin le temps où il fera une erreur. Si loin qu'il ne semble même pas exister. Chisei voit bien trop clairement les choses pour se faire avoir et sa façon de comprendre et de mettre en forme ses actions est assez étonnante. Mais il est rapide. Comparer à certains il pourrait même être trop rapide. Il s'adapte ; il s'adapte tellement bien à la réalité qu'on ne peut l'en déloger. Privilégiant la pratique, il se fond admirablement dans les décors qui s'ouvrent à lui. Une tragédie pour ceux qui pourraient croiser sa route, car avoir en face de soi une personne si bien dans son élément n'est pas pour faire plaisir. Et quand il s'agit de lui, ça en deviendrait presque trop dangereux.
Son côté trop pratique le sauve pourtant depuis de nombreuses années... Rien de superflus. Il faut faire les choses vite et bien, du moins, certaines choses... Il en est d'autres où le temps est important, mais ne perdons pas le fil de sa réflexion ! Il est déjà bien compliqué de le suivre dans sa capacité à paraître terre-à-terre que passer une étape pourrait nous être fatal ! On ne se frotte pas à sa personnalité sans y être préparé et si rien ne demande de mode d'emploi, il est parfois trop compliqué d'attendre qu'il se décide à baisser les masques dont il s'entoure. L'intérieur et l'extérieur sont si différents... trop de détails ne collent pas et ne vont pas ensembles. Trop de choses défaillent au beau milieu de ses expressions et de son cerveau ; trop de choses fondent quand on gratte la surface... Qu'il est fatiguant de le suivre ! Lui qui va droit au but quelles que soient les circonstances. Pas de détours ! Le chemin le plus rapide est toujours le meilleur, celui qui reste ouvert de tout temps et c'est aussi le plus simple à emprunter...

Mais il y a une chose qui restera à jamais immuable : s'il se pare de noir à l'extérieur, l'intérieur l'est tout autant. Pas de différences de teintes chez lui. Tout fonctionne dans le noir absolu et pourtant, cela n'a rien à voir avec le pessimisme, Chisei est juste réaliste. Le monde dans lequel il vit ne peut se vêtir que d'une couleur et elle ne sera pas rouge, simplement noire. Un noir sanglant qui entrera dans tous les interstices possibles et imaginables. Chisei n'est pas l'âme charitable qui noiera l'enfant pour son salut. Il est celui qui coupera les membres inutiles des hommes inutiles. Tout est noir. Du tréfonds de son âme à la surface il ne subsiste que ça. Et pourtant, on croirait bien voir des teintes dorées quand on l'observe déambuler dans la foule. Un masque de teintes chaleureuses pour une personnalité où ne se cache que cruauté et sadisme !
Est masochiste celui qui pense pouvoir prendre du plaisir entre ses mains ! Jamais il ne saurait faire ressentir une telle émotion à quelqu'un et pourtant, le jeu semble en valoir la chandelle, car se frotter à lui c'est découvrir que même dans le noir, il y a de la beauté.
Qu'il est plaisant l'instant où il se glisse près de vous dans un souffle, jouant avec vos cheveux comme pourrait y jouer le vent ; il en fait ressentir des choses aux gens et ceux qui pensent être satisfaits ne se doute pas que derrière il n'y a que du jeu. Être sérieux avec l'humain c'est comme perdre un de ses bras, une douleur insupportable alors mieux vaux donner aux gens ce qu'ils attendent, ce qu'ils souhaitent voir car c'est encore comme ça qu'on se sort de tous les ennuis et qu'on ne s'encombre pas. Étrange manière de voir les choses cela dit en passant. Il sait ne pas être bon et ne cacher que de la douleur et de la noirceur et pourtant, il arrive à distiller dans les cœurs une euphorie éphémère... Tout est dans le dosage, il faut connaître le monde pour pouvoir s'y engouffrer et s'y faire une place. Rester en retrait est une fuite sans possibilité de retour alors il se fond dans le moule. Un moule qui préférerait sûrement être vide plutôt que de supporter son poids mais c'est ainsi. Pour être capable de survivre il faut avant tout vivre et ça, il ne l'a que trop bien compris.

Chisei est le loup dans la bergerie ; celui qui se glisse avec douceur dans un monde qui n'est plus le sien depuis bien longtemps. Il est l'homme assit plus loin sur son banc, le fêtard qui sort d'un bar branché ou encore le père de famille trop zélé pour être fidèle. Il faut de tout pour faire un monde et Chisei pourrait être ce monde à lui tout seul tellement il le comprend. De son piédestal il voit ce que les autres ne voient pas et a compris comment ça fonctionnait et pourtant... Pourtant il ne l'aime pas. S'il y évolue et y passe tout son temps il aimerait mieux un endroit où l'âme des gens ne se voit pas comme le nez au milieu de la figure. Tout doit être noir et se confondre, s'entremêler pour ne plus jamais se lâcher... Qu'il est cruel l'instant où il prend possession de son corps pour venir vivre parmi les vivants, car si dans son regard le bon ressort ; au fond de lui c'est l'enfer qui ouvre ses portes.

***

« Trompe ton monde ; glisse toi dedans et fait en sorte d’être lui pour en ressortir grandit »

Qui croirait qu'un être comme lui puisse ressentir quelque chose ? Personne. Et pourtant pour tromper les gens il faut aussi s'embarrasser de ce qu'ils appellent les émotions. Elles sont toutes là ; perceptibles ou non. Il ressent aussi bien la haine et le désir que le plaisir. Jamais l'amour ; sentiment insécurisant qui fait perdre pied a trop de gens. Mais à force de se glisser dans un moule trop bien construit il a appris à vivre avec des émotions plus ou moins fortes et à en jouer, transmettant ainsi ce que l'autre veut recevoir. Il sait beaucoup de choses sur le fonctionnement des hommes et des femmes. Les jeunes sont malléables et pour les plus vieux il faut user des mêmes techniques... Charmer, piéger l'autre dans un sentiment de vide quand il n'est plus là, se rendre indispensable l'espace de quelques minutes ou quelques heures. Enfouir sous un sourire tous les tourments de cette personne et profiter lui aussi d'une vie trop peu appréciée de beaucoup. Il faut être fou pour cloîtrer ses émotions au fin fond de son âme ! Ce miroir que sont les yeux les fonts trop bien ressortir alors autant s'en accoutumer, vivre avec et en jouer. En tout bien tout honneur du moins, l'idée est là...
Ainsi à Chisei on ne peut retirer sa chaleur. L'instant où, dans un sourire, il tente d'emporter les âmes vers un sommeil sans rêves.

Ne manie pas l'art de la tromperie qui veut et s'il ne faut pas nécessairement être un génie ni même pousser le vice jusqu'à mentir sur tout et n'importe quoi, il faut savoir se mettre dans la peau d'un autre l'espace de quelques instants. A la fois simple et compliqué c'est un exercice nécessaire pour obtenir ce que l'on souhaite.

A force de jouer de ses charmes, il vous fera voir ce que vous voulez voir et vous embarquera dans une tour d’ivoire dont lui seul à la clé. C’est ainsi, Chisei est une personne a l’âme emportée et il vogue entre les humains aussi bien qu’un autre. Il les aiment ces hommes et c’est femmes ; d’un amour peu commun et qui ne ressemble en rien à un doux roman. Il les aiment pour leurs vices et cette facilité qu’il a de jouer avec eux. Un jeu. Rien d’autre. Tout pourrait être jouet entre ses mains mais est-ce vraiment la bonne solution ? Pour vivre dans ce monde il faut un juste milieu et s'il charme son entourage et qu’il vous dit ce qui vous fait plaisir, ça ne va pas plus loin et ça le satisfait tout autant. Est fou celui qui penserait qu’il ne voit que votre mort. Chisei ressent bien plus de choses que ça, il voit bien plus de choses et en profites pleinement.
Là où certains n’attendent que de mettre fin à une vie ; il attend de vivre un peu lui aussi… Et qu’on ne s’y trompe pas, il prend du plaisir au milieu des hommes. Juste assez de plaisir pour ne pas oublier qu’il n’est pas immortel et qu’a lui aussi la vie peut jouer d’étranges tours. Alors c’est une danse, une danse des sens qui s’élève dans la place quand il entre en scène. Embarquer quelqu’un avec lui peut être à la fois simple et compliqué, tout dépend de ce qu’il veut en faire mais un sourire réduit les défenses à néant et ça, que ce soit pour une nuit de plaisir ou un instant de souffrance, il en jouera. Il étudiera rapidement l’être en face de lui et attaquera à coups de gestes et de mots doux. Ce que son vis-à-vis veut entendre, il le lui dira. Un sourire, une attention, un geste rassurant et il prendra dans ses filets ceux qui n’ont pas la force de résister et laissera aux autres quelques heures de répit.

Et c’est dans ce fonctionnement enfantin que l’on peut découvrir qu’il reste homme avant tout. Chisei s’est détaché de beaucoup de choses dans la vie mais il n’en oublie pas pour autant qui il est et d’où il vient. Il sait être différent mais passe pour une personne un peu plus excentrique que les autres ; Son regard n’émettra rien d’autre que ça et quand dans le fond de ses yeux perce une flamme de joie, elle est réelle. Aussi réelle que peut l’être la joie en enfer. Elle ne sera pas analyser de la même façon chez lui. Et alors ? Est-il nécessaire de tout justifier maintenant ? Lui qui parcours le monde comme tant de gens, il est juste un instant où il se met en marge. Le reste du temps, il est aussi humain que les autres, éprouve les mêmes choses que les autres -ou les imites plutôt bien- et fonctionne avec ses racines et les traces de son éducation. On ne change pas du tout au tout ; personne ne peut changer entièrement, il reste toujours quelque chose d’une ancienne vie. Un moment de l’histoire reste à jamais gravé dans votre cœur et le fuir est la dernière chose à faire car à ce moment là, vous n’êtes plus que l’ombre de vous même. Une triste réplique fantomatique qui ne sert plus a rien… Qu'il serait triste d’être ce fantôme. Mieux vaut vivre que survivre et apprendre des autres tout en s’y mélangeant. C’est encore comme ça qu’on entraîne au mieux ses vices les plus pervers. Et c’est ainsi que le masque finira par tomber, laissant voir le fond sous une surface de douceur… Il manipule peut-être les gens mais qu’importe ! Il sait ne pas être le plus grand manipulateur de l’histoire. Incapable de pousser quelqu’un au suicide, si il veut sa mort, il ne pourra que l’y aider. Là est la différence entre le manipulateur qui arrivera à ses fin et le charmeur qui entraînera la foule derrière lui… Tout est différent entre ces deux faits car le dernier n’est autre que le point départ de toute sa cruauté.

***

« Je suis sans pitié, sans scrupule, sans compassion, sans indulgence … Pas sans intelligence. »

Pensiez-vous vraiment qu’il faisait l’effort de connaître les hommes simplement pour en faire partie ? Le fond est tellement plus nébuleux. Un rideau opaque sépare le vrai du faux et permet enfin de découvrir toute la profondeur de son esprit. Chisei ne perd pas son temps à évoluer parmi les vivants pour rien. Outre la satisfaction personnelle qu'il en retire, les choses vont bien plus loin et peu de gens le voit réellement. N’est plus humain celui qui fonctionne comme lui. Seul le diable peut avoir un esprit aussi retors et se perdre dans ce dédale de couloirs et de voies sans issues. Sa cruauté n’a d’égal que sa capacité à vivre seul sans porter d’intérêt à ceux qui l’entourent. Il vit pour vivre mais se contente de suivre une route que lui seul saura tracer...

Et le cri muet qui s’échappera de ce cœur n’en sera que plus agréable. Souffrez de ne pas avoir vu ce qui se cachait sous le masque.

On ne se doute pas qu’il cache encore bien des choses au plus profond de lui même et que tout relève d’une simplicité enfantine. Est aveugle celui qui n’a pas compris qu’entre ses mots se cachait une vérité qui laisse à désirer. Est un pion celui qui n’a pas vu que sous la douceur se cachait le plus grand vice de l’homme.

Ainsi il faudra passer outre le voile pour découvrir toute la satisfaction qu’il retire face à un cœur meurtris. On ne joue pas avec les sentiments des gens sans avoir autre chose dans la tête. Pas plus qu’on ne perd son temps à les charmer juste pour pourvoir à la satisfaction de son égo -même si, autant l'avouer, ça fait du bien par où ça passe-
En réalité, on active ses plus belles parades uniquement pour trouver du plaisir dans la douleur. Tout se résume à ça et la douleur n’a pas besoin d’être physique. Briser un cœur et faire céder un esprit est si simple parfois ! Et d'autant plus jouissif qu'il vous suffit de ne dévoiler que peu de choses une fois les bases posées. Montrez le noir qui se cache en vous et cette partie où les sentiments deviennent nocifs ! Il n’y a besoin de rien d’autre pour faire souffrir les gens. Juste les blesser et faire en sorte que leur monde s’écroule dans une lenteur calculée, il faut briser une a une les barrières que vous avez vous même montées afin de rendre l’homme inutilisable. Qu’il est cruel de le croiser et de se lier avec lui. Il n’a pas en tête votre mort mais finira toujours par vous détruire comme on détruit un château de cartes. Et si vous êtes la victime sur sa liste, le calvaire sera encore plus long et ne se terminera pas dans les larmes. Asséchées au fond du cœur il poussera votre corps dans ses derniers retranchements,  découvrant des limites à la souffrance toujours plus lointaine.

Et c’est dans cet instant que vous pouvez découvrir toute la patience qui l’anime. Chisei sait prendre le temps. Plus c’est long et plus c’est douloureux. Vous avez l’impression de descendre encore et toujours dans un abîme noir et sans fond jusqu'à ce qu’il assène le coup fatal. Ça prend du temps… Tellement de temps que rare sont ceux qui le supporte. Avoir cet homme aux trousses est un mal dont on ne peut se défaire. Il insistera jusqu'à ce que tout cède, dévoilera des techniques inconnues jusque là et innovera si les choses ne fonctionnent pas comme il l’entend. Et pour finir, il vous montrera à quel point il avait le dessus sur vous.
Et plus on le suppliera d’arrêter plus il prendra son temps. Se taire est encore la meilleure chose à faire quand on sait à quel point il peut vous briser dans la mort comme dans la vie. Il est l’aspect horrifiant de l’homme et du diable réunis. L’homme rompu au meurtre qui ne sait que trop bien s’y prendre pour retirer le dernier souffle à sa victime… L’objet du désir, celui qui dérange et rendrait fou, il le réduira en cendre après lui avoir ouvert une route pavée de bonnes intentions. Comme l’enfer tout s’ouvrira pour absorber enfin le mal qui vous consume et se sera la fin. La fin de toute une vie ; la fin de toute la souffrance et pour lui, le sentiment d’avoir accompli quelque chose. Cette satisfaction débordera pendant quelques minutes puis il disparaîtra. Sans jamais vous oubliez. Il les connais tous dans les moindres détails ces objets à qui il a retirer la vie. Des épines dans son monde. Des gens dont les yeux lui ont fait ressentir trop de choses.

Et que ressent-il a ce moment là ? Parfois rien et il recommence, d’autres fois il se veut satisfait et laisse du temps au temps. Il faut savoir être une bonne victime pour espérer être la dernière d’une longue série et ça… Il ne l’a pas encore trouvé. Alors il continuera jusqu'à ce que ces yeux et ces visages soient enfin comme il le souhaite. Il finira peut-être un jour par achever une recherche qu’il ne comprend même pas mais jusque là, il ne vous reste que vos yeux pour pleurer car jamais il ne verra les hommes comme il se voit lui. Jamais il ne laissera quelqu’un lui retirer cette envie de briser quelque chose dans la souffrance et la douleur. Sa cruauté n’a pas de fin. Elle ne s’arrête jamais et ne peut se terminer. Insatiable ; il recommencera encore et toujours, développant des qualités qu’on ne lui soupçonnait pas et son imagination n’a pas de limites.
Il est pourtant impossible de comprendre d’où vient cette envie de faire mal sans ressentir aucune peine ni dégoût et en ça, il est bien le tueur en série au Modus Operandi qui change plus le temps passe. On dit fou tout tueur en série, on dit aussi que toutes leurs victimes ont un point commun mais lui… Lui il se contente de les prendre au hasard. Homme, femme ou enfant, liés ou non. Il tombe dessus par hasard, ils relèvent une émotion désagréable chez lui et ils finissent par souffrir et disparaître. Rien de plus. Seul subsiste la sensation de liberté, cette satisfaction qui l’emporte et qui le fait redescendre sur terre quelques instants plus tard… Tout est si long et lent pour eux ; trop rapide pour lui alors il cherchera à évoluer.

Sans limites.

Aucune barrière pour lui imposer quoi que ce soit, il fera de vos vie un enfer sans que vous ne le voyiez venir ; l’une de ses plus grandes forces sans aucun doute. Chisei se complaît dans la douleur. Plus il devient cruel, plus vous avez eu de l’importance sur sa route alors mieux vaut ne jamais le croiser et rester bien sagement assis sur un bout de trottoir, là au moins, il ne s’arrête plus…

Admirez une dernière fois ce qu’il vous laisse voir car les contours du jour qui vient son trop incertains entre ses mains…

Et même dans le noir on aperçoit de la couleur. Après tout, une infime partie de sa personne reste toujours ancrée dans la réalité. Il ne tien qu’aux gens d’avoir assez de forces et de courage pour la découvrir car si sa cruauté n’a pas de fin… Ce qui fait qu’il est homme n’a jamais eu de début. Soyez témoins des contours les plus agréables de sa personnalité ; un jour qui sait vous pourriez en bénéficier...

A jouer sur tout les tableaux il est une chose qui n’a jamais changé : l’endroit où il est né et ceux qui l’ont forgés ont fait de lui un homme complet. Vous seriez étonnés de découvrir tout ce qu’il a à cacher sous ces couches plus ou moins épaisses et agréables. Lucide, intelligent et connaisseur, ces aspects bien plus lisse sommeil tous en chacun de nous et si au milieu de son jeu il semble tout perdre il n’a jamais cessé de s’intéresser et de faire bonne figure. Même dans le noir il restera ce qu’il a toujours été et les fondations sont bien ancrés dans son être. En voilà un homme qui à de multiples facettes et pourtant ; tout ce qu’il sait il l’a apprit. Comme tout le monde il s’intéresse aux choses, aime découvrir, expérimenter et parcourir les évènements avec un œil acéré … Il ne cache rien de cette particularité qui le rend si agréable aux yeux des gens ; l’éducation est la clé de tout. Elle fait de vous ce que vous êtes et vous permet d’évoluer sans vous sentir enfermé. Négliger cette partie de vous laisse un vide aussi important que celui de vivre sans la moindre once de sentiments -même complètement faussés ou simplement imités-. Car monstre ou pas ; est homme toute personne douée d’une raison et la sienne, bien que tronquée, reste présente elle aussi…

Alors il évoluera entre les âmes en tout bien tout honneur ; homme prompt et respectueux, il fera bonne figure en toutes circonstances. Qui n’aimerait pas avoir le fils parfait et son éducation parfaite ? Celui qui aime découvrir les choses et qui semble en savoir plus qu’il ne le dit ? Il est des hommes qui appellent au dégoût, certains qui déclenchent de l’hostilité et lui, au milieu de tout ça, il semble demander le respect. Respect pour sa vie et pour ce qu’il fait. On admire ses façons de voir les choses même si elles ne sont pas justes, on aime l’entendre parler et sa voix semble toujours porter la bonne parole. Vrai ou faux ; tromperie ou réalité, tout se mélange là aussi et il faut bien plus qu’une vie pour tout parcourir dans les moindres détails car à la famille qu’il réfute il ne doit qu’une chose : Ce qu’il est et restera. Alors gâcher les offrandes de ces gens ne serait qu’une triste désillusion tant il les portes si bien… Vivez dans son monde de politesse et de respect ; observez son comportement vis à vis des gens et c’est ainsi que vous comprendrez peut-être pourquoi jamais une insulte aussi infime soit-elle ne passe la barrière de ses lèvres. Et si il ne court pas sauver la veuve et l’orphelin c’est uniquement car ils sont perdus depuis longtemps… Mais ça, tout le monde le voit. C’est inscrit sur lui comme le titre d’un livre et c’est en ça qu’il réveille les dangers car qui soupçonnerais un garçon si bien élever de n’être là que pour leurrer et tuer ?

***

« Nul ne connaît les secrets de l’Homme »

***



Behind the Screen

Nom ou pseudo: Nam
Prédéfini: [x] oui [] non
Double compte: [] oui [x] Non
Comment t'as connu le forum: NINJA
Autre chose à ajouter peut-être ? Indiachi héhéhé
Code du règlement: Off with his head




I'M SICK TO ASK QUESTIONS TO MY CONSCIENCE FLOODED WITH LIES. CAN YOU SEE IT ? THIS FEELINGS... SILENT AND COLDLY NAILED. TO YOU WHO GAVE ALL TO ME, WILL YOU BELIEVE ME ONCE AGAIN ? WITH MY DISEASE BEFORE KILLING YOU, I WANT TO TAKE BACK BLANK DAYS.
LIVE OR DIE ? ANSWER IS BULLSHIT.
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Cheshire Cat
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which way I ought to go from here?


And now, will you listen to my story ?


'EVERYTHING IS IN THE EYES'



A toute bonne chose il faut un début et une fin ; mais les débuts sont parfois la clé de tout. Ce qui vous fait grandir et évoluer ; transformant la vulgaire poupée de chiffon que vous êtes en un homme entier et accompli … Haaa ~ la famille ; chaîne fatale qui poursuit tout le monde de la naissance à la mort. Il en est loin aujourd’hui mais certaines choses sont pourtant resté gravées dans sa mémoire ; autant que les hauts murs de cette ancienne prison.

Abashiri ; c’est le début de toute une fin …

« Devant ses yeux, il ne voit plus l’objet de tant de désirs ; simplement celui qui est maintenant devenu ce qu’il était vraiment ; inutile. Quelque chose de figé à jamais dans une posture éternelle ; ils s’en souviendrons de leur fille ces parents qui ont mis temps d’espoir en elle ; il s’en souviendront éternellement car jamais plus elle ne lèvera ses yeux brillants vers eux … »

***

L’histoire d’un homme forge ce qu’il est aujourd’hui. Nul ne pourrait contredire ce fait. Et si celui qui se tient devant vous aujourd’hui semble ne connaître ni présent, ni passé, ni futur, il en est tout autrement. Comme tous, Chisei est ce qu’il est grâce à son avancement. Il avance, toujours et à jamais sans prendre le temps de se retourner et pour peu qu’on veuille connaître sa vie, c’est entre le mensonge et la vérité qu’il vous faudra osciller. On ne se détache pas de la vie, on ne se détache pas de l’enfance, on se détache simplement de la mort tant qu’elle ne nous trouve pas … Tout est là. Quelques mots pour toute une histoire ; c’est bien tout ce qu’il pourrait vous donner pour vous satisfaire et encore … Si seulement …

Il ne pourrait malheureusement pas vous écrire un roman de sa vie ; jamais il n’en aurait la patience et qui cela intéresserait-il ? La seule personne qui pourrait écouter serait un inspecteur de police qui le suit depuis des années et son heure n’est pas encore venue. Le temps où il contera les déboires et les joies d’une enfance bien trop encadrée et stricte est bien loin ; en ce temps là il était si jeune et si malléable qu’il vaut encore mieux ne pas l’imaginer. Reste sans doute gravée l’image d’un père qui a fondé bien trop d’espoirs dans son fils, l’image d’une mère dont les larmes sont autant de lames de couteaux pénétrant dans son cœur. Tant d’images qu’il aimerait mieux ne jamais avoir vu et pourtant ; c’est à cause d’eux que tout à commencé, dans leurs attitudes et leurs envies ils ont fondés le tout et son contraire … Triste révélation pour des parents n’est-ce pas ? mais il ne reste aujourd’hui que les larmes d’un père qui ne se doute pas de la vie de son fils ; celle de la mère sont asséchées depuis si longtemps … tellement longtemps ; dans son compte, elle fut la quatrième victime ; une qu’on ne retrouva jamais. Matricide et meurtres quelconques ; un beau tableau à seulement 15 ans. Si beau que le décortiquer devient la plus belle des actions pour le savant qui se cache en lui…

Etait-ce de la prédestination ou simplement une défaillance quelconque dans son cerveau a l’adolescence ? Nul ne saurait le dire et lui encore moins ; il sait juste que le véritable début est né dans ses bras à elle ; pas dans ceux de l’inconnue qu’on a retrouvé vidée de son sang dans une pièce sombre, pas plus dans ceux des deux autres victimes dont il ignore encore le nom. Peut-être que là où elle est, elle pleur encore toute les larmes de son corps en voyant la vie de son fils mais il en doute ; elle a fini de pleurer le jour où il l’a emmener près de la mer. Un si beau paysage pour une mort si digne et déconcertante … Mais imaginez son sentiment quand il la regardait ; ce qu’il voyait dans ses yeux était une torture de tout les instants. Elle avait de la peine, de l’amour et par dessus tout la pitié explosait dans ses iris profondes ; il a tué pour moins que ça. Il tue pour moins que ça ; mais à l’époque le sentiment de frustration, d’oppression et d’impuissance qu’elle déclenchait en lui était encore plus douloureux que les coups de bâtons assenés sur ses mollets.

Ho il était pourtant bien lotit dans sa famille ; un jeune homme aimé et apprécié de tout son entourage, son père aurait pu écrire des louanges de son petit mais le revers de la médaille était tout aussi important. Quand l’amour est trop grand, on ne supporte pas l’échec et son père était de ces gens là ; ceux qui ne renonce pas et qui ne s’embarrasse pas de remords quand les coups pleuvent pour une raison ou pour une autre. Il appelait ça l’éducation ; il avait sûrement raison. Dans les anciennes famille on punissait régulièrement les enfants ainsi et jamais personne ne s’en plaignait. Lui non plus. A quoi bon ? Se plaindre de recevoir un amour aussi violent serait la dernière chose à faire … Et si le sentiment de haine perce dans votre esprit au moment où la sentence tombe, vous savez pourtant que quelques jours plus tard vous remercierez celui qui vous les as infligés … N’est qu’une personne qui jamais n’a compris ça et elle a vu le mal grandir dans les yeux de son fils au moment où ses derniers instants se paraient d’une couleur rougeâtre. C’était toujours la même chose, elle ne supportait pas que le fruit de ses entrailles ait tant de pressions sur les épaules. On en voulait de grandes choses pour lui ; l’image devrait être parfaite et donner le change dans cette petite ville dont on ne connaît que la prison. Il deviendrait quelqu’un de bien, quelqu’un de grand et d’essentiel qui, a l’image de son père, ferait de grandes choses. Alors déraper était interdit ; il fallait suivre la bonne route. Etudier, apprendre, découvrir et s’informer sans s’écarter d’un chemin déjà tracé. La bienséance avant tout, les désirs après … Et l’enfant s’écarte toujours de ce chemin, il préfère disparaître quelques heures pour faire les plus insignifiantes conneries dont on le dote et la sentence arrive ; douloureuse mais nécessaire elle frappe toujours juste et pourtant, on recommence sans cesse à défier l’autorité en espérant découvrir autre chose …

Il a eu tout ce qu’il voulait, n’a récolté que ce qu’il méritait selon son père et jamais ça ne l’a perturbé. Il n’était pas assez idiot pour penser qu’une bêtise ne serait pas punie et en connaissance de cause, il les as pourtant toutes tentés … Il n’y avait bien qu’elle pour ne rien comprendre et l’enfermer dans cette cage de remords dont il n’arrivait plus à sortir. Elle le couvait, l’étouffait, le rendait fou quand les larmes brillaient dans ses yeux … Le mal , c’était elle ; la trop sensible femme qui prend trop d’importance. Celle qui s’insinue dans vos cauchemars en vous couvrant de baiser ; éloignant le danger, vous enfermant dans une cage dorée dont vous ne pouvez sortir. Elle était le mal ; l’importante chose trop méconnue et qui vous bouffe ; elle gît aujourd’hui sous plusieurs couches de neige … Belle mort ; elle aura pourtant souffert avant qu’il ne l’achève et elle est la clé de tout. Elle a déclenché ses premières vagues meurtrière et elle ne peut aujourd’hui plus rien stopper.

Ho elle a eu tout le loisir de l’observer ce fils prodigue ; tout le loisir de voir à quel point elle l’avait pourris de l’intérieur et comment il a retardé l’heure de sa mort en la maintenant en vie ; elle a vue jusqu'à ce que l’acier chirurgical entre en contact avec la muqueuse de ses yeux ; elle a tout vu ; tout sentie et pour parfaire le tout il ne lui a rien montré d’autre qu’un dégoût trop profond. On n’imagine pas son fils mettre fin aux jours de sa mère ; elle l’aimait tellement le bambin qu’il fallait à tout pris protéger ; tellement aimé qu’elle est devenu la seule chose importante à ses yeux et elle en est morte. Fin de l’histoire ; début d’une carrière très longues et très noire ; absence totale de remords. Et quand les journaux télévisés annonce la disparition de la femme du chirurgien réputé ; il prend la tangente. Prétexte la douleur et le besoin d'aller étudier dans une école plus privée et plus intéressante pour sa poursuite d'études ; on lui accorde encore tout. Tant qu'il fait les choses bien et dans les règles dictées par son père, jamais on ne lui refuse de vivre ... Il l'a compris, il en jouera pour disparaître bien plus d'une fois ....

Ho il pourrait vous en raconter bien d’autres des anecdotes de son enfance ; il pourrait vous en dire des choses sur sa façon de vivre et de défier l’autorité de son père tout en donnant le change mais est-ce vraiment important ? Condenser 15 ans de vie et la dernière chose qu’il fera et là encore, même quand le soleil disparaîtra à jamais pour lui, il serait bien capable de ne vous parler que d’elle … Même aujourd’hui il s’en souvient très bien, si bien qu’il n’arrive toujours pas à s’en défaire et qu’il croise partout ce même regard ; elle a détruit ce qu’un père essayait de construire, simplement parce qu’elle l’aimait trop … L’amour. Un mot qui même dans son enfance n’a jamais eu beaucoup d’importance ; la simple résonance de ces syllabes le rend malade et lui donne l’impression d’étouffer mais elle aura servit à une chose cette femme trop aimante. Elle lui a ouvert une route pour la suite, lui a permis la fuite et d’autres découvertes. Alors dans son impuissance à tout réfuter, il doit bien avouer tout lui devoir. Il l’aime au point de la détester ; mère fragile et trop bienveillante … Tout ceux qui lui ressembleront finirons comme elle. Une décision prise quand il tuait sa première victime ; une décision toujours d’actualité.

"Elle lui a appris à vivre, il lui a appris à mourir"

***

"Keep your friends closed to you and your ennemies even more closer"

Si beaucoup verrait son départ de chez lui comme un fuite, il préfère lui-même l’analyser autrement. Est fou celui qui pensait que voir sa mère disparaître pouvait le traumatiser. Après tout, n’est-ce pas lui qui l’a enterrée pour que jamais on ne la retrouve ? Si bien enterrée et dans un si beau paysage qu’il aurait aimé lui confectionner un cercueil de verre pour qu’on voit ; a jamais, son visage tordu par la douleur. Un repos éternel dans la souffrance … Mais sa disparition offrait tellement de perspectives … Tellement de voies s’ouvraient devant lui ; toutes plus verdoyantes les unes que les autres. Le départ qu’on lui aurait refusé en sa présence avait tout de suite été bien accepté et il n’avait pas eu à jouer la comédie pendant des heures. Ses parents s’aimaient tellement qu’en la tuant il avait fini par avoir raison de son père et de son attitude trop conservatrice et surtout protectrice … Tout ne tenait qu’a elle finalement …

« Et la découverte d’un nouveau jour ne sera que la cruelle sensation que quelqu’un vient de mourir à nouveau ; car pour pouvoir vivre et expérimenter il faut savoir se débarrasser du plus gênant… Elle souffrira. »

***

Après déjà 4 meurtres et un nom établis par les autorités de sa ville natale, on pourrait bien penser que tout s’accéléra et qu’il tomba dans une douce folie en entraînant tout le monde dans sa suite. Mais Chisei à toujours eu les pieds sur terre ; deux pieds tellement bien ancrés dans la réalité que tout semble plus simple pour lui. Même jeune, il n’a jamais cru à rien. Tout à toujours été d’un triste réalisme et même la joie ne pouvait être entière. Ho, il aurait fait peur à beaucoup si il avait montré sa vrai personnalité mais après le meurtre de sa propre mère, il avait compris bien des choses. Compris à quel point il ne pouvait rester parmi les hommes sans les berner. Alors il a tout fait pour paraître mieux que bon, pour rentrer dans les petits papiers des gens et perdre tout le monde dans son giron. A partir de là, il n’a jamais plus voulu accorder de l’importance à quelqu’un ; n’était qu’une façade celui qui se tenait en face de lui et ce qu’il n’aimait pas finissait seulement par disparaître. On dit qu’en grandissant, on devient plus raisonnable. En 15 ans de vie, il avait pris goût à la déraison … Pourquoi s’arrêter là, en si bon chemin ? Mieux valait encore ajouter d’autres petites choses, de nouvelles cordes à son arc et se laisser vivre sans jamais s’impliquer trop, seule la surface ne pouvait pas changer. Et à Sapporo, comme ailleurs, il faisait toujours bonne figure. Ici, personne ne le connaissait, ni lui, ni sa famille et il pouvait bien leur faire voir ce qu’il voulait. Du bon garçon à la petite frappe ; il aurait pu, si il avait eu le temps, leur faire découvrir une évolution condensée de sa personne mais les jeux ne sont bons qu’un temps et Chisei comptait le sien avec bien trop de sérieux.

Et les pièces de son échiquier se mettent en place ; Chisei est un bon garçon, un gentil garçon. Le bon élève avec une grande tristesse dans la vie depuis la disparition de sa mère. Qu’il a pu la raconter cette histoire ; cette triste histoire où, un jour, son père décrocha le combiné pour annoncer la disparition de sa femme. Il aime tellement décrire le moment où les inspecteurs et journalistes arrivent chez lui pour leur poser tout un tas de questions et faire des recherches … il l’aime cette histoire ; tout le monde peut l’entendre à cette époque. Camarades et professeurs connaissent tous son visage quand il se met à parler d’elle les yeux pleins de larmes … Et c’est le coup fatal qu’il portera à celui qui s’apitoient trop sur son sort. On apprend vite à se servir des gens pour avancer, réussir ou assouvir des pulsions plus noires que la moyenne. Chisei avait découvert le meurtre ; pourquoi s’arrêter en si bon chemin alors ? Autant continuer d’avancer en essayant d’en comprendre d’avantage sur ce système. Il était intelligent ce jeune garçon ; intelligent, calme et poli, ils voulaient tous l’avoir près d’eux sans même se douter de tout ce qu’il pouvait préparer. Mais il ne leur inspirait pourtant rien d’autre qu’un peine sans fin et ça … Il ne le supportait pas.

Jamais il n’a pu supporter qu’on le plaigne ; il ressentait alors bien trop de frustration et de remords dans ses moments là alors il fallait trouver autre chose. Il fallait trouver d’autres techniques pour qu’on s’intéressent à lui sans pour autant avoir pitié de lui. Et il commença un voyage qu’il n’a toujours pas terminé aujourd’hui encore. Un cruel voyage qui n’a pour pion que l’âme des gens et leurs façons de voir les choses … Il faut toujours en passer par là ; pendant ses années d’études à Sapporo, les gens l’ont vu changé petit à petit et parfois trop rapidement. Tout était une question de dosage, si pour ses professeurs et son père, il devait rester le bon élève un peu fragile. Pour les autres il se devait d’être le jeune homme fort et bien dans ses baskets ; celui à qui on parle pour avoir un bon tuyau, pour rire ou pour sortir, l’amant d’une nuit devait aussi être possible.

***


'OH MY SWEET DARLING DON'T GO'



C'est ici qu'il le rencontra, ou plutôt qu'il la rencontra. A l'aube de sa seconde vie. Naimitsu Hidemi.

Ils étaient aussi différents qu'ils se révélèrent semblables en bien des points. Ce que l'on voyait chez Hidemi au premier coup d’œil était invisible sur lui et inversement. Il en eut des remarques sur sa nouvelle amie, il en eu des réflexions et des moqueries et il les balaya toutes d'un revers de main. Chisei avait fait son trou depuis longtemps et au bout d'un moment, tous se turent quand ils se rendirent compte que fraterniser avec Hidemi n'était pas simplement une lubie. A elle aussi il raconta son histoire en long, en large et en travers. Mais à la différence des autres, il ne trouva aucun écho dans son regard ; admirable. Hidemi était une étrangeté pour les autres, quelqu'un qu'on ne comprenait pas ou qu'on ne voulait pas comprendre. Pour lui, en revanche, elle était parfaite. Et oui, elle et non pas il. Jamais Chisei ne la considérée autrement que comme une femme, jamais il n'a écouté ce que les autres avaient à dire sur cette personne étrange qui préférait se faire passer pour un membre de l'autre sexe. Il l'avait déjà observée, sûrement parce qu'elle détonnait dans l'environnement trop parfait du lycée, sûrement parce qu'elle l'avait tout de suite intrigué. Alors de ce jour où il fit un pas vers elle, il ne la lâcha plus vraiment. Leur lien devenant plus profond sans pour autant en être étouffant. Hidemi fut la seule chose importante. Importante mais pas handicapante, si bien qu'il n'eut jamais l'envie de s'en séparer ou de la tuer pour qu'elle lui rende sa liberté. Pour lui, en un clin d’œil, elle était devenu un élément de son univers ou personne n'avait encore réussi à entrer. C'est une amitié sincère qui naquit de cette rencontre fortuite. Et ça aussi, il le doit à sa mère... Toujours elle, encore elle... A croire qu'elle ne semblait pas vouloir le laisser tranquille même dans la mort. Chisei se souvint avoir sourit en y pensant ce jour-là ; cette femme aux yeux trop expressifs ferait définitivement partie de sa vie qu'il le veuille ou non. Et il la remercia cette mère morte depuis longtemps, il la remercia d'avoir mis Hidemi sur sa route et de ne pas l'en avoir délogée.

Alors il s'intégra, il s'intégra à l'univers de sa nouvelle -et seule- amie tout comme il lui ouvrit les portes du sien. Avec précaution cependant. Si Hidemi ne découvrait son amour de la mort et des cadavres que plus tard, Chisei avait déjà sa certitude ancrée en lui. La mort, serait son unique moyen de vivre. La mort et Hidemi.

Et avec Hidemi dans son univers, il changea doucement une nouvelle fois. Adaptant cette nouvelle amitié à ses habitudes d'avant. Devenant plus assuré en dehors de l’établissement qu’il fréquentait en compagnie de la jeune femme; parfois un peu plus mauvais, jamais dangereux. Il fallait un juste milieu pour tout ; le genre de milieu qui pousse les gens, filles ou garçons, a se confesser à vous. Il avait besoin qu’on lui fasse confiance, que les gens s’ouvrent sans limites afin qu’il pénètre mieux dans leurs bulles protectrices et la descente aux enfers commençaient pour ceux qui ne suivaient pas. Il y a toujours des hommes et des femmes pour rester sur leurs acquis, sur ce qu’ils savent des gens et quand il avait raconté son histoire une fois ; certains finissaient toujours par le regarder de la même manière … Alors le hasard faisait bien les choses ; peu se ressemblaient et ils finissaient toujours comme elle. Enterrés ou découverts, il a fini par mettre fin à leurs jours pour qu’ils voient tout ce qu’ils avaient loupés dans leurs vies. La vie est une répétition sans fin de même que la mort.

Et la triste répétition continua jusqu'à ce que le vent se mette à tourner et qu’il décide qu’Hokkaido n’était plus assez grande pour lui. Il termina le lycée avec des notes plus que convenables n'ayant jamais perdu de vue ses réels objectifs d'autant plus qu'à l’époque, son père avait encore tout les droits. Il était encore trop présent dans son esprit pour qu’il puisse s’en détacher totalement et il sentait encore planée la menace d’être ramené à la maison en cas de mauvaise conduite. Il fit donc ce que tout bon fils doit faire. Il a suivit les instructions à la lettre pour mieux s’en sortir. Son père voulait faire de lui un chirurgien pour, qu’à son image, il puisse sauver des vie … Et bien il irait étudier la médecine mais pour la forme et le futur il ne resterait pas à Hokkaido. On le prenait dans une université de Tokyo tout comme Hidemi ? Et bien, il filait à Tokyo avec tout l’argent qu’on avait pu lui donner. Son père l’aimait tellement ; il aimait tellement ce fils prodigue qui avait de bonnes notes et suivait la bonne voie ; il se ruinait pour lui et il avait bien raison … Ou pas.

Tout comme il n’a pas vu son départ d’Abashiri comme une fuite, jamais il ne verra son départ d’Hokkaido ainsi non plus. Ho bien sur, le fait qu’on soit sur ses talons à sûrement activé son envie de départ. Voir les indésirables trop proche de lui avait le don de l’agacer même si jamais ils ne réussissaient à l’attraper. Chisei à voguer entre eux pendant toutes ses années d’études sans jamais y accorder de l’importance mais l’étau a bien vite commencer à se resserrer, emprisonnant une partie de sa liberté dans une petite boîte dont jamais il ne trouverait la clé. Alors avec tout les accords et les bénédictions il préféra partir après être retourné une dernière fois chez lui. Il faut faire les choses bien et toujours assurer ses arrières. Tokyo serait bientôt l’endroit où il s’établirait mais pour un temps encore il devrait faire en sorte de passer inaperçue. Il devrait rester le bon garçon, celui qu’on aime et qu’on admire parfois pour un rien. Et puis, il avait aussi besoin d’en apprendre plus. En apprendre encore et toujours plus sur ce qui faisait le monde, sa façon de tourner et de se libérer de ses entraves. Pour lui comme pour les autres, il en avait besoin … Et ce fut l’explosion. En arrivant à Tokyo il se dégagea de sa jolie image toute vernie ; il avait tant changé que ça ne lui correspondait plus du tout et qui se soucierait d’un étudiant qui teste ce que le monde peut lui offrir ? Personne. Surtout pas ses camarades et encore moins sa seule réelle amie. Personne ne s’inquiéterait de voir arriver les tenues vestimentaires sombres et les piercings en tout genre. On fait tous des expériences, tabac, drogues, alcool … Pour se fondre dans la masse il faut trouver le juste milieu à tout les excès et ce qui vous fera éviter la descente aux enfers … Les gens appellent ça vivre, il appellera ça découvrir.

Deux ans pour disparaître et se refaire une toute nouvelle identité. Il fallait bien ça à l’étudiant en médecine qu’il était. Et contre toute attente, il s’en trouva pleinement satisfait. Pendant deux ans, pas une seule envie de meurtre bien qu’il descende un peu plus profondément dans la noirceur. Après tout, il avait assez de cours pour assouvir ses penchants les plus glauques. Aux futurs tueurs il ne pourrait conseiller qu’une chose ; faire médecine pour en apprendre plus sur le fonctionnement du corps humain et l’importance des veines, artères et os … Imaginez un peu ce que tout ce savoir peut donner entre ses mains ? Et la personne qui en ferait les frais comprendrait ainsi que la folie du tueur à la mère déclarée morte sept ans plus tard ne serait alors plus qu’un vague souvenir. Qu’il serait doux l’instant où il dévoilerait au monde pourquoi il avait choisi cette carrière plutôt qu’une autre. Avouez que savoir qu’il aurait aimé prendre littérature et n’avait pas pu à cause d’un père encore trop présent à de quoi vous rendre dingue …

Tout serait à jamais la faute de ses géniteurs à qui il ne donnera plus de nouvelles dés sa deuxième année à l’université. Chisei n’aura jamais son diplôme. N’ayant aucune envie de devenir chirurgien et encore moins de sauver des vies ; il quitta l’université et la ville une fois ses envies assouvies et étrangement, ce fut l'exact moment que Hidemi choisi, elle-aussi, pour disparaître. Leurs univers se séparaient sans un mot l'un pour l'autre mais dans l'esprit de Chisei, il savait d'ores et déjà qu'ils finiraient une nouvelle fois par se retrouver.

Quand bien même, pourquoi ne pas rester à Tokyo ? Est fou celui qui reste quand il est déjà connu. Imaginez le rapprochement qu’aurait pu faire un inspecteur entre lui, les villes où ils s’arrêtaient et les meurtres ? Il aurait été bien trop simple qu’on en arrive à la conclusion que celui que les journaux dépeignaient déjà sous le pseudonyme de "Marchand de Sable" était en réalité Anzai Yutaka ; fils de bonne famille, né dans une petite ville d’Hokkaido. Et la facilité, bien que très appréciée chez lui, ne devait pas mettre fin à sa vie maintenant. Plus tard peut-être, quand il serait repus mais là … C’était encore trop tôt et il avait tant de choses à faire. Il choisi donc Osaka ; se faire une place dans un haut lieu est souvent plus simple pour se faire découvrir et avec le style qu’il arborait maintenant il ne pouvait décemment plus se fondre dans un décor de campagne profonde. Ho, il aurait pu aller directement à Kyoto mais ça sonnait moins bien à ses oreilles quand il avait regarder cette carte du Japon. Alors son doigt s’était fixé sur Osaka ; ville qu'il quitta quelques années plus tard… Et tout recommença.

"L'homme est un apprenti, la douleur est son maître, Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert."

***


'RISE OF THE BLOOD RED SANDMAN'



"Ne prenez pas la vie au sérieux ; de toute façon vous n’en ressortirez pas vivant"

Quelques temps après son arrivé à Osaka, celui que les journaux préféraient croire mort recommence à faire parler de lui. Il lui fut si simple de se faire une place dans cette ville. Quelques faux diplômes, de beaux papiers et il trouvait le moyen de se faire engager dans une clinique vétérinaire. Après tout, il commençait à dilapider tout l’argent que lui donnait son père et vivre dans une grotte au fin fond d’une forêt n’est pas franchement envisageable pour lui. Il fallait donc trouver de quoi s’occuper tout en donnant le change.

« Sur le fil du rasoir certains dansent en pleurant ; d’autres hurlent à la mort mais dans toutes les décompositions de lumière ils finiront tous pareils … Et le drame de leur vie ne prendra fin que quand l’aube viendra lécher leurs corps mutilés … »

***

Comment décrire tout les changements qui sont parvenus en lui. Il a passé la moitié de sa vie à écouter son père, l’autre moitié à donner l’impression de l’écouter sans pour autant lui accorder de l’importance. Tout est très compliqué quand on devient comme lui, sans attaches et sans personne pour vous recadrer mais il se sent bien et c’est le principal. Chisei n’est pas du genre à se plaindre, où alors il le fait avec une toute autre intention derrière la tête. Il n’y a vraiment que les fous pour ne pas le comprendre ; ces gens qui ont besoin de voir leur propre malheur se refléter dans les yeux des autres sont une gangrène dont il a bien du mal à se débarrasser. Et quand il arriva à Osaka, il se débarassa bien vite des faits vécus dans ses années d'études. A peine eut-il posé le pied en ville qu'il changeait d'identité. Anzai Yutaka avait disparu le jour où il avait quitté Tokyo, le jour ou Hidemi était elle aussi partie dans laisser de traces. Cette partie de sa vie ne serait alors plus connue que d'eux et en souvenir de sa chère et tendre compagne, il devint Hisamatsu Chisei. Un nom qui rejoignait celui d'Hidemi. Un nom complet avec les mêmes sonorités et le même nombres de syllabes. Un clin d’œil directe à la seule personne qui peut réellement dire qu'elle a partagé sa vie et en témoigner aujourd'hui encore.

Elles sont loin maintenant ces années d'études où il ne faisait qu'apprendre et se repaître de crimes sans noms. Chisei à changé, il a évolué et il en connaît aujourd'hui assez pour pouvoir se fondre dans la masse et avancer comme tous les autres. Il se fond si bien que personne ne se doute, personne ne le voit venir et, heureusement ou non, les victimes de ses envies sont elles-aussi bien moins nombreuses. Après deux ans sans meurtre quand il était étudiant, il est désormais révolu le temps où il mettait à l'épreuve ses acquis sur le corps des gens. Aujourd'hui, il sait ce qu'il fait et n'éprouve plus le besoin d'expérimenter à l'aveuglette. Il sait maintenant comment s'y prendre pour dépeindre l'image qu'il voit en son esprit, ce tableau qui véhicule l'intensité de ses envies. Il ne se contente plus de tester, il planifie et met en œuvre avec tout le pragmatisme et la pratique qu'il à dans ses bagages.


Alors, au départ, Osaka ne tremblera pas comme a tremblé Hokkaido et il le vit dans un premier temps très bien. Qu’on ne relie pas les meurtres aux précédents ne le gène pas franchement. Après tout, il n’est plus celui qu’il à été et n’a donc aucun besoin de sentir la reconnaissance dans les journaux. Il se contente d’avancer sans jamais se retourner et surtout, il trouve le moyen de mettre de l’argent de côté pour pouvoir vivre comme il l’a toujours voulu. L’ombre a fait sa place dans la vie des hommes ; plus méthodique et sûr de lui, il se confond avec ses personnalités comme un maître sans jamais s’y perdre. Cet art il l’a acquis il y a si longtemps qu’on ne distingue même plus le vrai du faux quand il parle. Est-il vraiment l’assistant d’un vétérinaire ou bien vétérinaire ou encore équarrisseur ? Qui trouverait la réponse à une telle question alors qu’il fait monstre d’intelligence pour occuper tout les esprits dans toutes les directions… Il se fait sa place et il le fait bien.

Si bien qu’a Hokkaido personne n’a retrouver où avait disparu le fils prodigue. Personne ne comprend pourquoi l’université à été incapable de répondre aux questions d’un père sur le devenir de son enfant. Il a simplement disparu, comme sa mère avant lui et forcément, les ressources dont il bénéficiaient viennent à manquer. Après trois ans passés à Osaka il se rend compte d’une chose ; en se détachant complètement de sa vie il a aussi laisser le plus important derrière lui, l’argent qu’on lui donnait. Ni amour, ni haine, ni tristesse ; il a simplement perdu une rente importante en ne donnant plus aucune nouvelle et les finances commencent à en pâtir sérieusement. Chisei à toujours vécu dans une sorte d’opulence depuis son enfance, en ne lui refusant rien on l’a aussi habitué à toujours vivre sans se préoccuper du prix des choses et le revers de la médaille est aussi douloureux qu’un coup de bâton. Il va finir sans un sous si il ne se remet pas en question.

Et telle une partition jouée avec précaution, Osaka tremble en voyant le tueur se remettre en question ; il prendra plus de temps pour ses victimes, simplement car le butin qu'il possède ne lui permet pas d’en avoir plus. Il ne peut se permettre d’en poursuivre plusieurs vu l’énergie et l’argent qu’il doit dépenser pour chacune d’elle alors il se fera plus calme mais la frustration n’en sera que plus grande et les crimes plus insoutenables. Il brûlera les yeux des femmes avec de l’acide plutôt que de les retirer comme il le faisait avant, les laissera pendant des jours dans une pièce sombre entre la vie et la mort et les tortures qu’il infligera à leur esprit et leur corps n’en seront que plus horribles. Lui aussi, il ressent les choses et étrangement, le fait qu’elles soient moins nombreuses ne le perturbe pas plus que ça, il en ressentirait presque plus de satisfaction et tout se dégrade encore et toujours ; on commence à se méfier après trois corps retrouvés et quand les journaux se remettent enfin à parler de lui, sous le pseudonyme du "Marchand de Sable" -nom donné des années plutôt à cause de ses victimes énucléées- c’est un vent de panique qui semble souffler sur les gens. On se méfie, on sort moins, on ne fait plus confiance même a cet ami si proche alors même sans un sou, il est un temps où il faut aller voir ailleurs.


Et c'est au milieu du chaos qu'il provoque qu'il rit. Chisei se repait allègrement de la peur qu'il fait naitre dans les esprits, il est libre, son identité est cachée, préservée ; sa vie d'avant l'a totalement abandonnée et, dans sa tête, le lien ne pourra jamais être fait. Alors il se dédouble chaque fois un peu plus, il se dédouble pour mieux profiter du mysticisme qui naît autour de son pseudonyme. Jusqu'à ce qu'on le trouve, qu'on le fasse sortir de sa cachette, qu'on lui donne la possibilité de pouvoir continuer sans plus avoir besoin de se préoccuper d'argent et de nombre. Ses voyages hors d'Osaka ont finis de créer un trou dans son porte-monnaie et Chisei sait en voyant cette femme fluette qu'il ferait mieux d'écouter ce qu'elle a à lui dire. Et il sourit, il rit, il s'amuse de ces possibilités qui naissent encore et toujours dans son esprit. Un monde pour lui, une image exacte de ce qu'il voit. Tant de possibilités. Elles sont innombrables, elles sont libératrices et le sadisme du Marchand de Sable n'a de cesse de le pousser dans cette nouvelle direction. Un monde ouvert, un jeu dont les limites seront lointaine. A l'abri des besoins et libre de faire comme il l'entend du moment qu'il sert aussi la cause. Et il sourit, encore et toujours ; un sourire qui ne disparaîtra plus jamais de son visage. Chisei est né une troisième fois. Après sa mère et Hidemi, c'est une Reine aux contours rouge et au cœur cruel qui lui donnera naissance.

***


'FROM SANDMAN TO CHESHIRE CAT, A WELL PLAYED GAME'


“Le jeu de l’acteur est une forme de confusion.”

Elle démarrera ici sa nouvelle et dernière étape. Ici, à Kyôtô, derrière les rideaux rouge d'un cabaret. Et la mort frôlera les âmes vivantes de la ville. Imperturbable, Chisei est l'officier et le metteur en scène, son plateau de jeu est une ville dont les habitants deviendront tous des pions. Et il profite, il profite et participe à la mystification de ce nouvel élément. Le Marchand de Sable se déplace, trace des lignes et ouvre la voie au Chat du Cheshire, bientôt l'Archipel entier n'aura plus que ces deux noms à la bouche ; bientôt il aura assis cette suprématie sans jamais mélanger les deux. Alors vous mourrez, tous autant que vous êtes, vous entrerez sur des plateaux étudiés pour vous. Et ils seront là, le chat et son complice de toujours à vous attendre au tournant.

“Celui qui se libère, loin d'être incapable de jouer le jeu, le joue encore mieux car il voit la vie comme un jeu. Et le sang coule dans les rues alors que l'esprit devient plus noir. Souriez, la mort est belle et la votre le sera d'autant plus. ”

***

Si vous lui aviez dit, des années plus tôt, que ce serait deux femmes qui le débusquerait, il vous aurait sûrement rit au nez. Non pas qu'il doute des capacités de la gente féminine mais il jugeait effectivement avoir très bien, si ce n'est trop bien, brouillé les pistes quand à ses agissements. Il n'avait plus d'identité, il s'était déplacé ; même son père n'avait jamais réussi à le retrouver et Chisei n'a jamais douté des moyens qu'il avait dû mettre en place pour y parvenir. Alors se voir convoqué à Kyôtô, dossier solide de ses activités à l'appui ne fut pas vraiment pour le satisfaire. Il obtempéra cependant ayant la sombre idée de réduire au silence ceux et celles qui pourraient le faire chanter et détruire sa liberté. Chisei n'a jamais été homme à aimer les cages et les barreaux ; pour lui son passage à Kyôtô n'allait être qu'une nouvelle route dans le parcours qu'il avait établit des années auparavant. Pour lui, il ne s'agirait que d'une péripétie qui lui signifiait qu'il était temps de se remettre en route pour exercer son don dans une autre villégiature qu'Osaka. Mais les choses prirent une toute autre tournure. Destin et vie sont étroitement liés, peut-être était il né pour permettre à ces femmes de faire vivre leur monde ou peut-être étaient-elles nées pour lui faciliter la tâche. La question ne méritant pas de réponses, il écouta cette fois là. Et cette unique fois.

Devant lui se dressaient de nouvelles perspectives, de nouvelles possibilités à mesure que cette Murasaki Hisae lui expliquait ce qu'elle avait en tête et pourquoi il était indispensable. Indispensable. Chisei n'en avait cure, il ne voyait pas autre chose que son art qui pourrait se déployer sur ce nouveau territoire et les bases du contrat se posèrent ainsi. Le dossier du Marchand de Sable tomberait dans l'oubli les années passant et les meurtres augmentant, au final ce qui était un danger pour lui ne serait plus significatif puisque chacune des personnes présentes aurait son lot de crimes en tout genre. Et il sourit. Il sourit à cette idée, à l'idée d'être masqué dans une foule. Le Marchand de Sable pourrait perduré mais ne devraient pas les entraver. Ainsi on lui créait sa nouvelle liberté. Et puis, Kyôtô ou ailleurs, quelle importance, le seul fait nécessaire de retenir est le pacte qui se scella ce jour là, alors que les rouages du Midnight Wonderland se mettaient en place physiquement. Ce qui était né dans l'esprit d'Hisae trouvait échos dans les désirs et les besoins de Chisei, il n'y avait rien d'autre à ajouter. Il plierait pour la Reine tant qu'elle le laissait assouvir ses autres envies.

Ainsi tout se jouerait là. A Kyoto. La belle Kyoto dont on pourrait écrire des romans. Mais ce simple fait ne l’intéresse pas. Chisei se fiche pas mal de l’histoire d’une ville ; il écrit lui-même l’histoire après tout et si Kyoto est si belle, elle ne le sera que plus une fois qu’il sera en son sein… Et la valse continue, la valse continue toujours. Chisei est calme, lucide, doué d’une patience infinie et fin analyste. A cette époque ou le Midnight Wonderland n'en est qu'à ses balbutiement, il se charge de trouver une partie des membres qui peupleront le nouvel univers de la Reine de Coeur. Et c'est au sein de son Cabaret nouvellement acquis qu'il retrouvera Hidemi. Les années étaient certes passées et pourtant Chisei eu l'impression que jamais il ne l'avait réellement quittée. Et quand lui rejoignait les bureaux pour s'occuper de trier les curriculum vitae, elle montait sur scène pour éxercer ses talents de transformiste. Hidemi et Chisei réunis que demander de plus, si ce n'est une fréquentation des lieux grandissante et l'arrivée de ceux qui finiraient par créer un monde à leur image. Hidemi et Chisei, La Duchesse et son Chat; les fondements de son passé qui rejoignaient ce qui ferait son futur. Ne restait qu'à permettre leur enchainement en toute innocence.

Il fut l'un des premier, si ce n'est le premier tueur à entrer dans les rangs et, depuis la naissance du jeu il ne les as jamais quittés. Joueur par nature, il considère le Midnight Wonderland comme la solution à la création de son monde parfait. Un monde dans lequel l'inutile n'a pas sa place; un monde qui correspond aux attentes d'Hisae. Il sera doux avec la Reine, comme il l'a toujours été. Moyennant qu'elle le laisse oeuvrer en parrallèle, en marge, comme il sait si bien le faire. Un monde créer pour permettre à l'autre de naître à son tour. Les visions ont beaux êtres proches l'une de l'autre; chacun sait que Chisei n'aspire pas à vivre dans la réplique d'un autre univers que le sien. Et si les points de vue convergent, s'ils venaient à diverger il a toujours été établi qu'il quitterait la partie.

Et pourtant il est là, il est toujours là. Homme masqué dans les recoins, il gère autant le cabaret que les pions qui passent entre ses mains. D'une main il sert la Reine, de l'autre il se sert lui-même. Equilibre précaire si il en est mais qui n'a jamais été rompu jusqu'à présent.
Ainsi Chisei délaissa le Marchand de Sable pendant longtemps pour se contenter de donner vie au rêve d'Hisae qui se répercutait en écho dans le sien. Et pendant les deux premières années d'existence du jeu, rien ne vint entraver le tableau qu'il se plaisait à dresser. Ils étaient tous là, réunis en un seul et même endroit et si Hisae gardait par devers elle quelques secrets, il n'en fut aucun dont Chisei n'avait pas la moindre connaissance. Il est inutile de vouloir lui cacher quoi que ce soit et il ne l'aurait pas souffert. Hisae sembla le comprendre et de ses manigances il finissait toujours par en avoir le retour.

Pendant près de deux ans, seul le Chat du Cheshire vécu à Kyôtô et les journaux oublièrent une nouvelle fois les frasques du Marchand de Sable. Il n'y avait bien que lui pour ne pas l'avoir oublié. Lui, Hidemi et peut-être, dans une moindre mesure, Hisae. Pourtant, aucun monde ne se révèle parfait; même orchestré de main de maitre les évènements débordent parfois dans d'autres directions; mettant les allégeances à l'épreuve et les convictions en difficultés. Chisei sait tout, voit tout et se protège tout autant de ce qui pourrait lui nuire. Alors certes, tant qu'il sera là, jamais il ne laissera la moindre personne découvrir tous les rouages qui se mettent en marche dans le cabaret et jamais il ne permettra que ses couvertures soient mises à rude épreuve. Et pourtant... Pourtant le monde dont il se fait le créateur est bien loin d'être formé. Il se heurte à d'autres personnalités et l'oblige à modifier ses plans. Ils sont fous, fous à lier ceux qui l'ont réveillés de sa douce torpeur, de son mutisme et de son invisibilté. Ils sont fous, ils ont mal joués et le Marchand de Sable fini par s'éveiller une nouvelle fois. Un jeu, une ville, deux plateau pour celui qui profites. Ne sera plus de ce monde celui qui tentera encore une fois de s'imiscer dans la liste de ses envies. Chisei se considère comme le gardien, celui qui surveille, celui qui nourrit, celui qui tue. Et nul ne lui enlèvera ce droit, cette sensation de toute puissance qu'il sait aussi très relative.

Le chat est fidèle à sa reine, il accède à la moindre de ses requêtes et exerce ses volontés. Ce qu'Hisae demande, il l'éxecute moyennant parfois quelques négociations et inutile de dire que le premier qui viendrait à l'en empêcher risquerait fort de subir son courroux. D'un autre côté, le Marchand de sable n'est fidèle qu'à lui-même et tant que les esprits de ces deux êtres fonctionneront d'un commun accord; nul doute qu'il ne bougera pas.

***


'RETURNING FROM HELL TO CREATE A NIGHTMARE'



Il était fou. Fou cet être qui a pensé s’immiscer dans le monde parfait qu'ils étaient en train de créer ; il l'avait éveillé une nouvelle fois. Et lorsque la fête tourna court, qu'il se retrouva victime et non plus bourreau ; le Chat s'effaça. On n'entre pas aussi impunément sur son territoire ; on ne joue pas sur ses plates-bandes et on ne ruine pas l'effort de toute une vie. Le clown et sa soirée marquèrent le début de ce qui semblait être la fin du Midnight Wonderland. Pendant plus de deux ans, ils avaient tous pu officier dans l'ombre sans que rien ne les en empêche ; ni les membres de cette fête foraine ni cette police qui perdurait encore dans les rues de la ville et encore moins les pions qui passaient entre leurs mains. Il n'y avait eu que lui. Lui qui fut le point d'orgue de ce qui aurait pu être sa fin. Chisei le maudit encore et éveiller le souvenir de cette soirée d'Halloween d'Octobre 2012 est loin d'être la meilleure des idées.

Les bourreaux qui deviennent des jouets ; le monde à l'envers. Une insulte insoutenable pour celui qui crée le monde à son image. Il ne tint qu'à Hisae et Hidemi de le faire rester. Moyennant qu'il disparut quelques semaines de la circulation, laissant sans nouvelles tout ceux qui composaient le Midnight Wonderland à l'époque. Ce clown lui retirait le premier Jabberwock, il annihilait ses possibilités, il le faisait entrer dans une telle fureur que les semaines de calme qui suivirent le firent mûrir toutes les revanches possibles et imaginable. Jamais homme n'avait ainsi ébranler celui que l'on nommait maintenant le Chat du Cheshire à sa folie furieuse ne put être contenue qu'avec force de conviction et une bonne dose de volonté. Moyennant une bonne dose de meurtres et quelques heures de tortures. Et le semblant d'intérêt que Chisei portait à ses pions de l'époque s'arrêta là. Rares sont ceux qui ont échappés à son courroux. A peine les forces de police éloignées du Heart Castle qu'il tuait la moitié de ceux qui étaient arrivés à son étape. Takeda Ren fut le premier de sa longue liste. Et Chisei continua jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'une.

La frustration née dans son esprit, termina d'éveiller le Marchand de Sable. Le second pion à trouvé la mort ne pu jamais être relié au Midnight Wonderland. Il changea de signature pour elle, et pour se libérer. Ca aurait pu être une autre mais il l'avait laissé voir sa faiblesse, il l'avait laissé entrer dans son appartement à l'extérieur du cabaret. Un lieu dont seules Hidemi et Hisae avaient connaissance. Elle avait pris trop d'importance, bien trop d'importance et vu ce qu'il s'était passé quelques semaines plus tôt, Chisei ne pouvait le souffrir. Misawa Kurotsuki rejoignit les dossiers non classé du Marchand de Sable et c'est à partir de ce moment qu'il combina réellement les deux. Jamais Chisei n'oubliera l'oeuvre que fut cette jeune femme qu'il appelait 'Tsu'. Et alors qu'il oubliait presque jusqu'au visage de ses victimes du jeu, il la revoyait encore dans la douleur. Il aurait pu en tuer d'autres ainsi. Un nombre incalculable. Mais l'homme n'est pas né de la dernière pluie ; qu'on pense que le Marchand de Sable c'était établit dans cette ville ne poserait aucun soucis au Midnight Wonderland maintenant. Ca faisait déjà bien trop longtemps que ce nom se trouvait sur toutes les bouches, dans tous les esprits et Chisei ne pouvait laisser passer cette occasion.

Rare sont ceux, au sein même de l'organisation, à connaître ce secret qu'il garde jalousement. Pour la plupart d'entre eux, il n'est que le Chat du Cheshire et rien d'autre. La mort d'un pion n'étant pas la préoccupation principale des autres tueurs, chacun ses plates-bandes et les joueurs seront bien gardés. Ce qu'il fait, en dehors de ça, reste un complet mystère. Trop intelligent pour se risquer à tout dévoiler, il n'accorde sa confiance à personne et encore moins a ceux qui sont à la tête de cet illustre jeu. N'est qu'Hisae pour en bénéficier et Hidemi a fortiori.

Et cet état de fait n'est pas prêt de changer, pas après ce qui s'est gravé dans sa mémoire en cette soirée d'Octobre ni même ce qu'il s'est passé ensuite. Chisei n'a jamais eu grande considération pour les autres membres du Midnight Wonderland et il n'y a bien que Miyako, Shin et Tenma qui peuvent se targuer d'en bénéficier encore à l'heure actuelle. Pour les autres, hors Hidemi, il fait juste semblant. Qu'ils y croient ou non n'est pas son problème et il ne s'en offusque en rien. Chisei est ce genre de personne, tant qu'il prend du plaisir et qu'il s'amuse, il ne trouve rien à y redire. Si les choses venaient à changer, il s'en détournerait tout simplement. Et malheureusement pour eux, les autres cartes composant le royaume de la Reine Rouge sont logés à la même enseigne que le commun des mortels, il cache juste mieux que d'autre son indifférence profonde pour ce qui fait leur vie.

A l'époque cependant, il y avait bien plus de personnes qui pouvaient se vanter de bénéficier de ses faveurs. Le premier Jabberwock était un collègue de choix quand il s'agissait de faire vivre un enfer aux pions et ils s'en échangèrent plusieurs du temps où il était encore présent. Il en allait de même pour Absolem avec qui il a créé l'un des enfers les plus marquant pour un homme qui ne faisait même pas partie des pions. Malheureusement, sur la fin, la Chenille commençait à causer plus de problème qu'il n'était distrayant et sa mort par overdose mit un point final à la sympathie que lui portait Chisei.
D'un autre coté, elle lui permit aussi de détruire une autre vie, de ruiner un petit Lory et d'en faire une nouvelle œuvre sur laquelle il garde toujours un œil. Le metteur en scène du Heart Castle disparu et l'Absolem du Midnight Wonderland manquant, Chisei se permit de combler les trous en le remplaçant sur le jeu pendant un temps, tout en garantissant à Hisae qu'il lui trouverait le parfait remplaçant. Et c'est ce qu'il fit, moyennant de nombreuses heures et jours. Mais Tenma fini par devenir ce qu'il voulait qu'il soit. Il n'avait eu qu'à tuer un autre pion pour ce faire et le tour était joué. La descente aux enfers du Lory continua cependant et Chisei n'est même pas certain qu'elle est aujourd'hui terminée. Il a eu ce qu'il voulait en revanche et il garde jalousement un œil sur celui qui tient le nouveau rôle d'Absolem au sein du jeu.

Quant à ses pions... Chisei n'a pour eux qu'un intérêt très relatif la plupart du temps et il a rarement permis que certains d'entre eux sorte de l'échiquier une fois arrivés à son niveau. Alors certes, il joue, brade des pions avec d'autres pions pour faire de leur vie un enfer. Mais ceux sur lesquels il jette son dévolue sont de loin les moins bien lotis d'entre tous. Si peu ont eu la chance d'en réchapper. Si peu qu'elles ne se comptent qu'au nombre de deux et qu'elles sont aujourd'hui partie intégrante de son monde. Chisei n'a cure des pions des autres bourreaux, tout comme il se fiche éperdument de ceux de la Reine. Et loin d'en avoir pléthore lui-même, il sélectionne ceux qui auront le plus de chance de le satisfaire, qu'ils s'en sortent ou non. N'en reste que deux en vie aujourd'hui, trois si l'on considère que l'une d'entre elle possède une jumelle et Chisei veille encore jalousement sur l'une comme sur l'autre.

Ainsi le petit Chaperon Rouge est sa création. Elle lui doit ce qu'elle est aujourd'hui et Chisei n'est pas prêt de l'oublier. Les rouages qu'il a mit en place pour la briser et la façonner comme il le souhaitait dépassent l'entendement et bien peu de membres du Midnight aurait été capable de déployer autant d'astuces pour faire de ce pion un modèle parfait. Alors soit, le jeu à pour but premier de créer des victimes tout en satisfaisant les besoins pervers des gens le composant. Mais le Chat est un cas à part. Il voit le monde de façon étonnante et pour lui, tuer un pion n'est pas forcément la solution la plus envisageable. Non... Laisser vivre un pion est parfois beaucoup plus distrayant ; laisser vivre un pion ça signifie que vous avez réussi. Qu'il s'est brisé et qu'il à été, en quelque sorte, annihilé. Ne vous avisez surtout pas de lui dire le contraire. Chisei n'aurait alors de cesse de vous rappeler à quel point votre esprit est étriqué. Pour lui, la mort n'est pas une fin en soit, il préfère les blessures et plaies ouvertes quand il s'agit du Midnight Wonderland. Ecorché les joueurs est sa solution pour voir si ils ont la moindre chance d'être intéressants et ceux qui ne dépasse pas ce stade, il s'en détourne très rapidement. Tuant certains d'entre eux ou les laissant dans une attente interminable jusqu'à ce que quelqu'un d'autre veuille bien prendre le relais. Ce qui est inutile ne mérite pas son intérêt. Et tous les tuer reviendrait à leur en donner bien trop.

Alors ce Petit Chaperon Rouge à peut être eu plus de chance que d'autre en éveillant son intérêt. Il a trouvé en elle le moyen de créer une œuvre qui ne lui ferait jamais honte et le moyen de détruire une autre personne qui se révélait hors d'atteinte. Chisei est possessif, il ne supporte pas qu'on empiète sur son territoire et la rancune qu'il peut développer à l'égard de ces personnes n'a d'égal que sa cruauté à les tuer. Et pour se venger, Chisei devait brader l'une pour avoir l'autre. Ainsi après de longues préparations, Aika sortirait du jeu et l'insipide Loup prendrait sa place. Un deal muait qui s'intégrait très bien dans son envie du moment. Aika serait une création parfaite qui s'intégrerait sans mal dans son univers et, une fois qu'elle en aurait fini avec cet homme nommé Asahi, il pourrait s'en repaître à son tour. Ne croyez pas que le Chat apprécie les restes, mais la rancune qu'il à envers ce personnage antipathique ne connaît nul autre égal à ce jour. Il le torturera jusqu'à l'annihilation et la soumission totale de son être et maintenant que le Loup à rejoint l'échiquier, il n'est pas prêt de le laisser s'en aller. Ne vous en déplaise, Aika est sa fierté et le premier qui posera un doigt sur cette création subira le même sort que les autres pions. Approcher la propriété de Chisei amène à une mort lente et douloureuse dont le chemin vers l'abime sera pavé de mauvaises intentions.

Et si il fonctionne ainsi avec Aika, il en va de même pour Kagami bien que les différences soient très importantes entre les deux jeunes femmes. De même que leurs places sont aux antipodes l'une de l'autre dans son univers. Kagami n'a jamais réellement fait partie de ses pions bien qu'elle soit passée entre ses mains. Il n'a donc eu aucun veto à opposer lorsqu'on a décider de la lui retirer. Et si Chisei n'a pas connaissance des termes exactes du contrat que la geiko et sa jumelle ont passés avec la Reine, il reste cependant marqué par cette femme. Comme Hidemi, Kagami est devenue, avec le temps, une personne indispensable dans son univers. Au départ, il ne s'agissait que d'intérêt, une curiosité peut-être mal placé pour l'art des Geisha et le sien en particulier mais avec le temps, les choses ont lentement évoluée. Il a retrouvé en elle le calme dont il avait besoin toutes ces fois où le Midnight Wonderland semblait partir a vau-l'eau. Kagami est une ancre. Un point stable dans son monde en perpétuel changement. Si quelqu'un osait s'en prendre à elle, peut importe son appartenance ou son affiliation, Chisei serait capable de remuer ciel et terre pour déchaîner un peu plus l'enfer. Elle n'est pas sa propriété, elle n'est pas sa création, elle est l'équilibre entre les mondes. La réalité dans toutes ces fictions et intrigues qui pourraient perdre un esprit moins entraîné que le sien. Et là est son intérêt. Pourtant l'homme semble parfois se plaire à l'oublier, Kagami est un point central, il sait qu'elle ne disparaîtra pas et cette certitude semble parfois lui faire oublier sa présence.  Telle une anguille il disparaît et reparaît au gré de ses envies, il n'en dit jamais trop ou trop peu et jusqu'à présent cela semblait suffire aux deux. Après tout, Chisei ne s'est pas établit ici pour rien, son but premier est de faire perdurer le Midnight Wonderland malgré toutes les embûches qui peuvent survenir. Et sa priorité ira toujours en ce sens là. Jusqu'au jour ou il disapraitra réellement, jusqu'au jour où les rumeurs circulant à Kyôtô n'en seront plus. Il le voit, il le sait. Les temps changes irrémédiablement et il n'est pas dit que les récents événements n'accélère pas sa fuite de la ville.

Peut-être aurait-il déjà dû prendre la tangeante alors que l'As de Pique trouvait la mort et que la Reine entrait dans une phase proche de la démence. Peut-être aussi qu'il aurait dû partir en entendant parler du meurtre de l'espion de Heart Castle dans les forces de l'ordre. Toutes ces péripéties liées à l'idylle de la Reine avec son garde du corps aurait dû lui mettre la puce à l'oreille. Et pourtant il resta, veillant sur la Reine et observant les vas-et-vient des membres du Midnight Wonderland... Oui, peut-être aurait-il dû partir à ce moment là mais il se contenta de se montrer discret en resserant les rangs. Les temps change, Kyôtô aussi et pour en arpenter les rues il le voit de façon très significative. Quant à savoir si le jeu en vaut la chandelle... Il se réserve le droit de trouver la réponse plus tard. Le chat observe, analyse et cultive ses envies. A la reine et ses valets de maintenir ce monde tel qu'il est. Lui continuera de tirer des ficelles jusqu'à ce qu'il ne trouve plus rien à y redire ou que le vent tourne irrémédiablement.

"A tout début il faut une fin mais les débuts sont souvent l'histoire de toutes les fins ..."



I'M SICK TO ASK QUESTIONS TO MY CONSCIENCE FLOODED WITH LIES. CAN YOU SEE IT ? THIS FEELINGS... SILENT AND COLDLY NAILED. TO YOU WHO GAVE ALL TO ME, WILL YOU BELIEVE ME ONCE AGAIN ? WITH MY DISEASE BEFORE KILLING YOU, I WANT TO TAKE BACK BLANK DAYS.
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Mon petit chat ! C'est avec une grande solennité et un certain plaisir que je te souhaite la bienvenue dans cette nouvelle et trépidante aventure ♥ Tiens, prends un bout de tarte ! *joue avec les coussinets et pète un câble* Bon, sinon tu connais le chemin hein ! N'oublie pas la baballe à grelots ♥


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Afin de ne pas être perdu, laisse-nous maintenant te montrer le chemin. Pour commencer, nous t'invitons à remplir et poster ta fiche de liens, n'hésite surtout pas à faire le tour des autres fiches pour te trouver des compagnons de route. Il est aussi utile d'aller remplir sa fiche de topics pour que tout le monde te suive à la trace -en particulier la reine de coeur et ses sbires-. Une fois ceci fait c'est PARTY HARD !
Si tu en éprouve l'envie, libre à toi d'ouvrir un journal de bord afin de nous faire part des avancées et péripéties que ton personnage aura rencontré.
Tu peux aussi aller lire le Kyôtô Newspaper afin d'être au courant des dernières nouvelles. Bien entendu, si tu préfère regarder ce qu'il se passe plus en profondeur dans ce jeu étrange, tu peux aussi consulter le Midnight Express qui recèle de nombreuses informations et Lewis Carroll pourrait bien fortement apprécier que tu ailles visiter sa boite de pandore  ♥~
En cas de perte de mémoire et de questionnement intempestif, n'hésite pas à refaire un tour dans la chronologie du forum et consulte aussi souvent que tu le souhaites les détails de notre jeu d'échec

Nous te souhaitons un bon jeu en compagnie du Midnight Wonderland et on espère que tu te sentiras comme chez toi ici ! On t'attendra bien entendu sur la CB, dans le Flood et en RP !

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