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 Honjô Yûsei ♦ Lestat

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Lestat
nam - fondatrice



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Honjô Yûsei  

"Lestat - L"

Age: 32 ansDate de naissance: 17 maiLieu de Naissance: Manille (République des Philippines)Orientation Sexuelle: HétérosexuelActivité: Chef de la sécurité au Black Horse et bras droit de SasoriAutre: A la tête d'un cartel de drogue nippo-philippin, ses produits sont estampillés de la lettre "L" renvoyant à son pseudonymeGroupe: Black HorseFeat. : Ueda Tatsuya


have i gone mad?

Do you want to know who I am ?


« Dans le règne animal, quand deux membres d’une même meute se regardent dans les yeux, c’est un test de dominance : le premier qui détourne le regard est considéré comme le plus faible. »

De son regard onyx il vous scrute, d'un soupir il vous évince, lorsqu'il tourne les talons vous n'êtes plus qu'un lointain souvenir. Yûsei ne considère que très peu les personnes pouvant croiser sa route. Il est un mélange de force, de faiblesses et de pouvoir, le tout habilement masqué par une épaisse couche d'indifférence. Quand on s'attache à le décrire, les mots deviennent inutiles, des utilitaires caduques qui ne s'insinuent pas assez profondément en lui. Ces mots disparaissent, se transforment et n'ont, au final, plus aucune raison d'être. Il est un poisson dans un océan asphyxié qui n'a de raison d'être que la mort du reste. Yûsei est un concept, un concept parfois dur à entendre et encore plus à comprendre. Il est aussi compliqué qu'on le pense simple, aussi fort qu'il se révèle parfois faible et aussi peu attiré par le pouvoir qu'une personne née sans rien et qui ne demande rien.

D'une neutralité glaçante, son visage semble être incapable de refléter la moindre émotion et le néant s'invite dans ses yeux, recouvrant sa personnalité d'un linceul aux teintes en clair-obscur. Ce qu'il lui arrive, lui est arrivé ou pourrait lui arriver n'a aucune importance pour lui. Il n'est rien, ne veut pas grand-chose et semble ne pas ressentir la vie qui coule en lui, il est la surface d'un Iceberg bien trop imposant, il est ce que l'on voit trop tard, ce qui cache trop de choses, ce qui devrait être évité avec toute sa volonté. La façon dont il interprète les choses de la vie trouvent rarement écho chez les autres et il ne s'en soucie que très peu en définitive. Yûsei n'a pas pour ambition de plaire à qui que ce soit, il est comme il est et chacun doit faire avec. Il est immuable, le pilier qui ne bouge pas, ne change pas et reste en place. Peut importe ce qu'il se passe autour, l'homme que l'on nomme Lestat restera à jamais le même. Comme le marbre longuement forgé et qui devient trop profondément ancré dans une seule et même réalité.

Dans son monde il n'y a pas de place pour la douceur, pas de place pour la faiblesse et seuls les hommes durs et forts peuvent y survivre. Tout ceci n'est qu'une simple analogie bien entendu, mais il n'est plus à prouver qu'un esprit trop faible pourrait être rapidement étouffé par le charisme que dégage ce jeune homme. Sans le vouloir, il semblerait que Yûsei soit capable de tout étouffer sur son passage, de la plus pure des volontés à la simple idée de lui survivre. Il ne recherche cependant pas à provoquer cet effet sur les gens ; Yûsei ne veut rien de toutes façons et il se fiche éperdument des ressentis qu'il peut provoquer. Écrasant de par son calme olympien en toutes circonstances, le fait qu'il parle peu ajoute un peu plus à cette forme de mysticisme dont il semble s'être entouré. Il y a bien longtemps qu'il ne rêve plus, qu'il ne se fait plus d'illusion sur la vie et sa possible évolution ainsi restera-t-il toujours de glace face à la nouveauté. Cette façon d'être donne parfois l'impression que les pires atrocités de la planète lui sont tombées sur le coin du nez et pourtant, selon lui, c'est bien loin d'être le cas. Pour autant, il ne vous parlera quasiment jamais de sa vie ou de son passé, pas plus de ce qu'il envisage pour l'avenir. Yûsei garde ses secrets aussi bien qu'une pierre tombale garde les corps des morts.

Aujourd'hui, il est la vérité silencieuse dans une coupe glacée et d'aussi loin qu'il s'en souvienne, il a toujours eu cette particularité cachée au fond de son être. Sans en rajouter des tonnes, Yûsei est du genre à dépeindre la vie comme on dépeint la mort. Il donne au Paradis ce que l'on souhaiterait plutôt retrouver en Enfer et il est inutile de chercher à le changer maintenant. Il y a bien des années qu'il a tout jeté par les fenêtres et ses analyses aussi rétrogrades que minimalistes ont toutes finies aux oubliettes pour qu'il ne s'accommode plus que de l'essentiel qui ne s'encombre pas de fioritures. Ce simple fait dérange beaucoup, trop sûrement et pourtant jamais il ne revient sur ses positions. Pour lui tout est noir ou blanc, jamais entre les deux. Le gris et le doute n'ont pas sa place dans son univers. Yûsei ne compose pas. Il ne fait strictement aucun effort et il prend les choses comme elles viennent, qu'elles lui conviennent ou non et il ne s'attachera pas à les adapter aux autres si ce n'est à lui.

Pour autant, cette noirceur qu'il affiche et qui est belle et bien présente, n'est qu'une partie de sa personne. Yûsei est bien au-dessus de cette simplicité de pensée que chacun considère comme acquise. Et son caractère révèle bien d'autres aspérités. Déterminé, sa persévérance saute parfois aisément au visage des personnes l'entourant. Et, quand on fait parti de ces rares privilégiés, on se rend bien vite compte que son regard retrace aisément bien plus de contours que le simple néant. Il n'y a qu'à observer ses iris où semble danser des flammes éternelles entre le rouge et la cendre pour le comprendre. Yûsei n’est pas une boite vide, il n’est pas ce puits condamné que tout le monde perçoit. Il est autre chose, quelque chose de plus difficile à aborder encore, à moins qu'il ne s'agisse que du danger de réveiller un tel phénomène. A ceux qui vivent sans émotions, il ne peut que les plaindre et pleurer sur leur sort ; les émotions vous portent dit-on. Même quand elles sont enfermées au tréfonds de l’âme, elles vous permettent de survivre et de ne pas oublier qui vous êtes. Alors il vit avec ; aussi sûrement qu’il se déplace sans un bruit, il vit avec un nombre incalculable d’émotions ancrées au fond de lui. De la haine à l’amour, il les as toutes, elles sont juste mieux dissimulées que les autres … Plus profondes et plus intenses que pour beaucoup. Et il fait mauvais temps de les réveiller. Car si son self-control n’est plus à prouver, sa maîtrise de lui-même quand il explose ne l’est plus non plus. Un danger trop grand toucherait le fou qui se risque à venir voir ce qui se cache si loin.

Loin d'être violent, du moins gratuitement, il est des principes et des limites à ne pas dépasser avec le jeune homme au risque d'éveiller le démon qui se cache en lui. Ne vous figurez pas pouvoir passer outre sa colère si jamais il considère que vous lui manquez tout bonnement de respect ou que vous entravez le déroulement de ses opérations. Yûsei ne fait aucune concession et la confiance qu'il accorde est si rare que la bafouée serait certainement la dernière de vos plus stupides idées. Loyal avec ses rares amitiés tout comme en affaire, briser un pacte fait avec Yûsei est synonyme de mort et le pardon n’existe pas chez lui. Certes, il ne vous pourchassera pas à travers le monde, certes il ne déchaînera pas les océans et ne retournera pas la surface de la terre pour vous le faire payer. Mais croiser sa route après coup sera définitivement votre dernière action. Et tout comme il ne supporte aucune erreur de sa part, il en va de même avec les autres. Incapable de supporter les faiblesses quelles qu’elles soient, il préfère ne pas les voir et continuer à avancer ; ça lui permet sûrement d’oublier les siennes en même temps. Lui qui pourrait se sentir touché par tout et n’importe quoi.

Alors il tue tout, coince tout entre le néant et le chaos et ne supporte rien qui ne sorte de l’ordinaire. Pour lui, une seule et même route doit être suivie, tout ce qui ne se retrouve pas dessus n’a pas de raison d’être et pour éviter tout problème, il se fermera encore un peu plus. il n’aime pas qu’on s’immisce dans sa vie, son fonctionnement ne permet pas des entrées et des sorties fracassantes, il ne saurait souffrir de ce genre de comportement ; alors il évince tout. Semble ne pas voir ce qui se passe autour de lui et pour cette raison, on le juge souvent sans cœur et borné. Qu’à cela ne tienne, le dernier point est on ne peut plus vrai. Il est borné ! Aussi borné que peut l’être un homme dont la détermination prend le pas sur tout le reste ; ce qu’il veut, il l’obtient … Qu’il y passe un temps fou ou non n’est pas la question mais confier quelque chose à Yûsei se veut sûrement être la meilleure chose à faire ; pas étonnant que ses résultats soient si bons dans son travail. Il ne cède rien, n’a jamais rien céder et ne cédera jamais. Peu importe les méthodes, seul le résultat semble compter à ses yeux. Et que ce soit à force de persuasion ou à l’usure, il finira toujours pas obtenir ce qu’il souhaite … Avouons qu’on lui cèderait presque tout pour que son regard se pose sur autre chose que nous ; il n’est jamais agréable de voir le noir de ses yeux se poser sur nos corps, ils sont trop lointains, trop étranges et cachent des mystères bien trop importants. Des choses qu’on ne veut pas voir, qu’on ne souhaite pas sentir et qu’on ne tient absolument pas à découvrir … Il ne le sait que trop ; son regard dérange beaucoup de monde, tout autant que l’impassibilité qui se lit sur ses traits même quand il pointe une arme sur vous … Yûsei est peut-être plus vide qu’il ne veut bien le croire après tout … Ou pas. A cette question ne viendra jamais aucune réponse de sa part.

Méfiez-vous de l'eau qui dort. N'ayez pas la prétention de pouvoir soulever le voile dont il se pare pour découvrir ce qui se cache derrière. Yûsei autorise cette action à trop peu de gens pour qu'un inconnu puisse en avoir la possibilité. Il est le tout et son contraire, le jour et la nuit, l’enfer et le paradis. En Yûsei tout est valable, tout est bon ou mauvais, tout se confond dans une étrange valse et tenter de tout trier est bien la dernière chose à faire. Lui qui se sait peu violent, il sait aussi qu’il est préférable de ne pas s’en approcher de trop près. Tout le monde devrait le savoir, tout le monde devrait savoir que sous le masque de calme ne règne pas que l’Enfer mais que la folie d’un coup d’éclat couve elle aussi aussi sournoise que possible. Le danger qu’il représente pour lui et pour les autres est bien réel. Yûsei, bien que très calme, n’est pas le genre de personne qu’il faut venir déranger. Un coup est si vite parti quand il ne se maîtrise plus, un coup qui peut se révéler fatal pour beaucoup de gens. Il est étrange de savoir que lui aussi peut perdre le contrôle de ses émotions. Etrange de savoir que bien peu de choses peuvent le faire sortir de ses gongs mais essayer est bien la dernière chose à faire. Il faudra beaucoup de temps avant qu’il ne cède à cette partie la plus noire de sa personnalité et heureusement car dans ces moments-là ; il ne fait plus aucune différence. Que les gens soient des connaissances ou non n’aura aucune importance et il a déjà expérimenté. Venir le titiller sur le sujet est d’ailleurs très peu conseillé ; Yûsei est quelqu’un qui ne mélange rien, il voit très clairement les choses la plupart du temps sauf sur certains sujets. Alors l’ennuyer sur des points aussi sensibles est bien plus dangereux qu’il n’y paraît. Car si on le croit uniquement calme et déterminé, on oublie trop souvent qu’il ne fait pas toujours la part des choses. Pour lui, seul compte son avancement et les buts qu’il se fixe ; tout ce qui vient se poser entre les deux est soumis à de rudes négociations et tout aussi vite balayé.

Toujours égal face à ce qu’il aime ou déteste, les choses lui déclenchent très peu d’émotions visibles ; tout restant éternellement enfoui derrière ce masque bien trop lisse. Yûsei se contente de peu, il s’est toujours contenté de peu et les choses les plus simples sont bien souvent ce qui pourrait, le plus, l’attirer et l’accrocher. Peu matérialiste, il accorde très peu d’importance aux choses qui l’entoure, qu’ils soit objets inanimés ou Hommes ne l’intéresse en rien ; il ne donne pas l’impression d’avoir de temps pour les autres, tout juste assez pour lui alors le toucher profondément est quasiment impossible. Il se contenterait d’un vulgaire hochement de tête si quelque chose lui plaisait réellement ; tournerai les talons dans le cas contraire et partirait sans un mot, ses pensées restant les seules choses capables de trahir son sentiment présent.

Mais la boite vide qu’il semble être à l’extérieur est pourtant bien remplie, et il garde toutes ses contradictions jusque dans les recoins les plus fous de sa personnalité. Bien qu’il vive aujourd’hui dans une grande ville et qu’il soit né dans une autre. Yûsei aime très moyennement ce genre d’environnements où il y a trop de monde pour lui au centimètre carré. La proximité, il n’a jamais aimé ça, qu’on le colle et qu’on le touche encore moins. Quant à savoir ce qu’il réserve à ceux qui s’attachent un peu trop à lui… Voilà qui mériterait une certaine réflexion.  Non, Yûsei est plutôt celui qui préfère les grands espaces vierges. Les endroits où la densité est inexistante et où rien ne semble jamais évoluer. Il aime la nature paisible qui se disloque sans même s’en rendre compte. Il aime l’animal qui vit sans se préoccuper du reste et celui qui meurt sans jamais se souvenir de ses regrets. Il a d’ailleurs plus de compassion pour un serpent agonisant que pour un homme se vidant de son sang. Pourtant, il n’a pas vocation à protéger cette nature, elle se détruira d’elle-même qu’on l’y aide ou non. Mais il peut avouer être passablement agacé par les actions des gens sur celles-ci. Entre les trop protecteur et ceux qui ne font attention à rien son cœur balance quant à savoir lequel de ces deux groupes est à éliminer en premier. Alors il observe, laisse ses sentiments mourir aussi sûrement qu’ils sont nés et il en va de même pour tout ce qu’il fait, tout ce qu’il touche, tout ce qu’il voit. Yûsei ne s’émeut quasiment jamais, ni pour une personne, ni pour de la musique, ni pour les livres qu’il affectionne tout particulièrement. Et pourtant, il n’est pas insensible à tous ces charmes, il les oublis tout simplement, les enferment un peu trop rapidement à la vue des autres et garde ses sentiments pour lui. Il fait barrière, fait barrière pour tout et n’importe quoi. Rien n’est assez beau pour lui en apparence, rien ne l’accroche et rien ne le perd. Seuls son entourage proche peut se vanter de réussir à lui décrocher une émotion et à la lui graver sur le visage et dans les pores de la peau.

La vie semble donc trop plate pour Yûsei ; un miroir dont l’onde ne bouge jamais quel que soit le sujet, l’heure du jour ou de la nuit et si les passions enfantines pour la boxe ou la lecture est un jour née, l’époque ou la vie l’habitait semble être depuis longtemps révolue … Il n’y a rien autour de lui, juste lui et des idées trop bien ancrées qu’il n’est pas près de céder …



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which way I ought to go from here?


And now, will you listen to my story ?

Un bruit de pas sur les graviers lui fait relever la tête presque instantanément avant qu’il ne sorte les mains de ses poches. A quelques pas de lui, un homme en costume noir rayé dont le visage est mangé par une paire de lunettes de soleil trop grande. Yûsei lève les yeux vers le ciel et constate, avec une certaine ironie, que la nuit est déjà bien en place au-dessus d’eux. L’homme s’avance, regardant de temps en temps à droite et à gauche jusqu’à ce qu’il arrive à hauteur du jeune homme et lui glisse une liasse de billets entre les doigts. L’échange n’aura duré que quelques secondes avant que l’individu ne disparaisse avec assez d’héroïne en sa possession pour passer le reste de ses jours en prison. Et c’est tout en s’éloignant qu’il dévoile enfin toute sa substance. Avançant dans une ruelle déserte comme si il se savait poursuivit par trois voitures remplies de policiers, l’homme en costume se donne un air plus suspicieux qu’il n’y parait en tournant la tête dans tous les sens, faisant montre d’une prudence qui n’était peut-être pas nécessaire. C’est d’ailleurs en le regardant s’éloigner que Yûsei constate encore une fois la futilité des hommes. Plus ils tentent de se rapprocher d’une certaine décadence pour pouvoir assouvir une pulsion et plus ceux qui se jugent supérieurs -ou qui ont trop à perdre selon leurs propres critères- finissent par ressembler à des acteurs à la petite semaine dont la conscience hurlerait « Arrêtez-moi j’ai fait quelque chose de mal ! ».

Et d’aussi loin qu’il s’en souvienne, ça a toujours été plus ou moins comme ça. Il n’y a bien que ceux qui n’ont rien ou qui ne pensent plus qui savent encore se comporter réellement comme des hommes intelligents…

Pourtant, quand il leva ses yeux vers le ciel, il ne vit que les étoiles et tout juste la brume de vieux souvenirs qui remontèrent lentement le long de son échine ; décorant ses iris d’une lueur de nostalgie. Ca fait bien longtemps qu’il ne pense plus vraiment à son passé ; ces tranches de vie aussi joyeuses que tristes, aussi inutiles qu’enrichissantes … Au final, même dans le noir de la nuit, il semble que rien ne soit plus important que l'instant présent, ce qu'il fut un jour ne l'est plus depuis longtemps bien qu'il en garde de nombreuses marques. Il soupir, perdu entre lassitude et habitude, il semble fatigué ; fatigué de voir que tout se répète toujours et qu’on accorde, lui compris très certainement, trop d'importance à ce qui ne devrait pas en avoir...




" THE ANGEL TIME "

Né dans les îles Philippines d'expatriés japonais, Yûsei à eu une enfance peu conventionnelle faite de découvertes et d'expéditions en tout genre. Et autant le dire, il a largement profité du laxisme de ses deux parents, plus souvent tournés vers la liberté que vers une éducation stricte. Ainsi, dans le respect de chacun et tant qu'il aiguisait une certaine forme de curiosité, Yûsei pouvait tout faire sans que jamais on ne lui impose la moindre limite ou qu'il ne souffre de la moindre récrimination. Pour sa mère, chargée de mission à L'UNESCO et son père Biologiste, l'enfant devait trouver sa voix en expérimentant bien loin des bancs de l'école. Et si ses deux premières années de vie se déroulèrent à l'abri d'un cocon possédant tout le confort qu'on est en droit de demander, il termina bien vite par accompagner ses parents dans leurs voyages au travers de l'archipel. Ses premières armes, il ne les as pas faites en écoutant un professeur, Yûsei n'a même jamais mis le pied dans une école. Il a appris à parler, à compter et à écrire en compagnie de sa mère et des villageois qu'il rencontrait lorsque ses parents daignait passer plus de trois mois dans le même village.

Sa connaissance des lois du monde, il la tient des récits des anciens, de ces hommes et de ces femmes qui ont bien voulu lui accorder un peu de leur temps. Qui ont accepter de partager avec lui des modes de vies et des façons de penser à l'opposer de la culture nippone. D'ailleurs Yûsei n'a jamais vécu dans le conformisme de la petite famille japonaise. Ses parents semblant vouloir restés complètement coincés dans une idéologie de soixante-huitards attardés, ils avaient eux-mêmes reniés des principes de base qu'on s'attendrait pourtant à retrouver dans leur éducation. Pour eux, seul comptait leurs recherches et leurs envies du moment. Et quand sa mère ne se prenait pas d'amour pour une cause humanitaire à défendre et qui l'accaparait plus que de raison, c'était au tour de son père et de ses espèces animales encore non répertoriées. Ainsi Yûsei composait entre les deux et il y a fort à parier, qu'aujourd'hui encore, il en sache plus sur la culture philippine que sur la culture nippone dont il n'utilise que très peu les codes. Et cet état de fait lui convient très bien, tout comme il lui convenait lorsqu'il était plus jeune.

Yûsei baignait dans cet amour, dans cette impression que le monde n'attendait que lui, qu'il lui ouvrait grand les bras et qu'il n'avait plus qu'à y glisser un orteil pour mieux le savourer. Il a longtemps vécu dans cette illusion de perfection, arpentant des chemins les pieds tachés de boues, retournant chez lui de manière triomphale lorsqu'il pensait avoir trouver le dernier lézard préhistorique du village. Criant et riant aux éclats alors qu'il découvrait les jeux du cerceau et du bâton comme si il s'agissait de la huitième merveille du monde. Et son insouciance aurait pu continuer pendant longtemps si ses parents n'avaient pas décidés de retourner vivre à Manille après près de dix ans passés sur les routes le nez dans leurs recherches. Le choc fut dur n'en doutons pas. Passer d'une vie nomade dans des petits villages reculés à la vie sédentaire dans une ville faite de gratte-ciels entourés de bidonvilles à de quoi choquer les esprits les plus entraînés.

Pourtant, jamais on ne lui à caché qu'il n'était pas né sur les routes mais bien ici, entre ceux qui sont riches et ceux qui resteront pauvres. Entre les luxueuses résidences et la pourriture. Il est né dans cet endroit où l'on cache ce qui ne doit pas être vu. Ou les touristes s'amassent dans les rues sans jamais voir les zones d'ombres. Peut-être que si il y avait été préparé, Yûsei n'aurait pas chuter et qu'il aurait encore longtemps gardé cette impression de totale liberté. Malheureusement, le conformisme de la civilisation l'a bien vite rattrapé. N'ayant peur de rien, ne se souciant de rien, Yûsei prenait à l'époque chaque rencontre comme une certaine forme de bénédiction. Il ne se méfiait de rien, ni de personne. Pour lui, chacun évoluait dans le respect de l'autre quoi qu'il fasse, jamais il n'avait eut à faire face à une quelconque forme de mensonge ou de sournoiserie, il avait vécu dans une forme élémentaire de simplicité, ou les hommes et les femmes vivaient en parfaite harmonie quel qu’en soit le prix. C'est donc tout naturellement qu'il préféra rester avec les va-nu-pieds qui se regroupaient près des vielles tanneries a la recherche de quelques piécettes qu'avec la jeunesse dorée et totalement guindée dont on venait de l'entourer.

Là encore, personne n'y trouva rien à redire et ses parents en étaient même plutôt fiers. Sa mère s'imaginant déjà qu'il prendrait le même chemin qu'elle, qu'il s'intéresserait de plus en plus aux droits des hommes et aux vies de ceux qui ne faisaient que survivre parmi la foule. Pour lui en revanche, ce n'était qu'un moyen de ne plus se sentir dépaysé. Yûsei avait du mal avec les codes de la société, il ne les comprenaient pas et ne voulait pas les comprendre. C'était trop compliqué pour lui, c'était lui retirer toute la simplicité de ce monde qu'il aimait avec ses yeux d'enfants. Et c'est cette répulsion qui lui valut un voyage gratuit pour la porte de l'enfer. La claque fut rude et il ne l'oublia jamais.

Il n'avait que douze ans. Il s'était retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment et sa chute devint une nouvelle réalité. Ce fut un choc lorsque l'officier de police l'attrapa pour le conduire tout droit au poste le plus proche et il eut l'impression de voir sa courte vie défiler devant ses yeux. Yûsei ne comprenait pas. Pourtant, quelques mois plus tôt, tout allait pour le mieux... Il était encore à parcourir les chemins terreux sur une île du sud des philippines. Son père souhaitait y étudier un microclimat particulier dans lequel des animaux se développaient ici et nulle part ailleurs. Quelques semaines plus tôt encore, il en était encore à courir dans les villages d'un archipel reculé, près des maisons sur pilotis au milieu de bateaux de pèche de fortune alors que sa mère prenait le partie de hurler à la face du monde les conditions précaires dans lesquels vivaient cette population. Oui, quelques mois plus tôt, la vie n'était pas dotée d'une étrange cacophonie, tout s'emboitait, tout s'imbriquait sans la moindre difficulté. Et pourtant, c'est ici, au milieu de ces gosses près des vieilles tanneries que tout changea.

En revenant à Manille, sa mère s'était sentie investie d'une nouvelle mission. Elle avait à cœur de dénoncer les conditions de vie déplorables de ces enfants qui couraient entre les produits toxiques en ayant le vint espoir de se faire un peu d'argent. Et, comme Yûsei préférait être ici plutôt qu'ailleurs dans un univers plus sain, elle l'avait amené avec lui. Ils avaient eu un guide dans les premières semaines afin que la population se méfie moins d'eux et qu'ils y soient intégrés sans trop de difficulté et en toute sécurité.
Des femmes qui trainaient ici et là sans but et des gamins de son âge qui chargeait les paquets, les pieds dans la merde sous le regard indifférent d’une population qui n’avait plus un sou. Peut-être est-ce jour que  Yûsei comprit que rien n’était véritablement acquis, ou bien est-ce plus tard. Toujours est-il qu’une descente de police mit fin à sa petite enquête au milieu de la jeunesse et il se fit ramasser comme la plupart des enfants ; accusé de faits qu’il n’avait pas commis. Son innocence le tua à ce moment-là face à ce policier en uniforme marron qui était trois fois plus grand que lui et qui ne voulait rien entendre. Pour lui, Yûsei était un gamin crotté, aussi philippins que les autres enfants, ses parents devaient être morts depuis longtemps et l’enfant eu beau hurler dans toutes les langues qu’il connaissait que ce n’était pas le cas ; l’officier ne voulait rien savoir. Pas plus quand sa mère arriva au bord de la crise de nerfs, assez droguée à l’herbe pour perdre toute crédibilité. Mais c’était ainsi ; dans son monde de liberté où les années 68 -arrivées plus tard au japon- faisaient lois, les mœurs de l’époque courraient aussi dans les veines de ses parents et la vue d’une femme au passeport japonais complètement défoncée n’arrangea pas grand-chose à son petit souci. Le pot de vin versé fut exorbitant pour le faire sortir du poste de police et la vie bien à l’abri commença à se dissiper devant ses yeux alors que la naissance d’un casier judiciaire faisait son apparition.




" INTERVIEW WITH A VAMPIRE "

A partir de ce jour-là, son monde se décomposa pour prendre de nouvelles couleurs et il ne lui fallu que trois ans pour se faire arrêter de nouveau. Cet officier avait tué sa liberté et les années qu'il passa dans les rues les plus malfamées de Manille n'arrangèrent rien à sa situation. A 15 ans, il avait déjà commis un déli assez grave pour qu'un dessous de table ne suffise plus à le faire sortir de prison. Être défoncé peut passer… Posséder à peine un gramme d’héroïne beaucoup moins. Aux philippines, les hommes, corrompus ou non, utilisent la tolérance zéro quand il s’agit de la drogue et nombreux sont ceux qui passèrent leur vie derrière des barreaux pour beaucoup moins que ça. Mais Yûsei n’était pas majeur, il n’avait pas l’âge requis pour venir gonfler les rangs des plus célèbres prisons philippines alors il partit dans un centre de redressement. Une prison juvénile où les philippins s’entassaient par dizaine dans des cellules qui se devaient de contenir moins de la moitié d’entre eux. Jugé selon la loi philippine, enfermé selon la loi philippine ! Officiellement, Yûsei n’était ni Japonais, ni complètement philippin, la double nationalité n’existant pas dans ces pays et l’enfant étant né à Manille, on considéra cependant qu’il était plus philippin que nippon et qu’il était juste qu’il soit jugé selon les lois du pays. Un enfer pour un gosse ; un enfer qui continua pendant les longues et tristes années qu’il passa dans ce centre sans pouvoir dire un mot à sa famille.

C’est dans ce lieu clos, peut-être, qu’il rencontra une sorte de nouvelle famille et qu'il se détacha totalement de toutes ses illusions. Ils étaient tous des gosses. Des gosses qui n'avaient pas fait grand chose si ce n'est vivre et que la chance semblait avoir abandonné. Yûsei ne lutta pas contre cette réalité, il se laissa tranquillement glisser dans cet univers et rejoignit un gang qui le protégea contre de la menue monnaie. Une fortune quand on vit dans les philippines, pas grand-chose quand on reste japonais. Son premier tatouage il l’obtint ici, sur une table défoncée. Il sent encore le cutter lui briser la peau et dessiner à l’encre ses numéros de prisonnier. Un tatouage pour dire qu’on appartient à quelqu’un, que même ici on travaille pour quelqu’un ; qu’une fois dehors on continuera sûrement. Et Yûsei continua.

Libéré à l’âge de 18 ans il retourna dans la rue et officia pour ceux restés en prison. De petits deal au départ, de plus importants ensuite ; quelques affaires de prostitutions de mineurs et un autre plainte déposée pour vol. Il passa moins de huit mois loin des barreaux et y retourna à peine sa majorité acquise. Ailleurs cependant, dans une autre institution : là où l’on ne sort pas mais où la prison ressemble plus à une ville dans la ville. L'une des prisons les plus célèbre de la capitale philippine. Ici ce sont les prisonniers qui surveillent les autres prisonniers ; ce sont des gangs aux allures recommandables qui assurent la sécurité des détenus et obtiennent de belles compensations. Ce sont ces mêmes gangs qui cherchent désespérément quelqu’un capable de les sustenter. Yûsei avait encore la fortune de ses parents et si au Japon ils auraient été considérés comme appartenant à la classe moyenne, ici c’était une autre histoire. Une histoire qui devait durer une vie plutôt qu’une mort… Peut-être était-ce un coup de chance ; peut-être que ce fut la loi nippone qui le sauva d’un certain côté. Cette loi qui interdit la double nationalité et qui permet aux jeunes de moins de 21 ans de choisir si ils sont nippons où autre chose. Yûsei choisi de prendre la nationalité Japonaise et délaissa ainsi sa nationalité Philippine… Il délaissa des années de vie dans un pays qu’il aimait pour un pays où il n’avait jamais mis les pieds si ce n’est à certaines vacances pour donner quelques nouvelles à des grands-parents qu’il n’aimait pas. Il lâcha tout et la loi fit le reste.

Il avait fallu deux ans pour qu’il change de nationalité et encore deux ans pour qu’il soit transféré dans une prison nippone son casier judiciaire avec lui. A 23 ans, il entama sa peine dans une belle petite prison de Kyoto. Un mal pour un bien, sa prison philippine était certes bondée mais, au moins, les journées pouvaient être passées dehors, on pouvait recevoir des membres de sa famille bien que ses parents ne vinrent plus au bout d’un moment. Yûsei refusait de les voir de toute façon, ils se berçaient trop d’illusions ; pensaient que tout rentrerait dans l’ordre que le bébé aux deux tatouages dont une tête de dragon toujours tracée au cutter, reviendrait sans avoir trop changé. Qu’il avait compris maintenant que la vie n’était pas un jeu et qu’on ne pouvait pas faire n’importe quoi avec elle. Mais l’enfant avait changé, il avait évolué et il ne pensait plus pouvoir rentrer dans le moule. Il avait vu le fond du monde, les vices du monde, les dégradations du monde ; les espoirs étaient partis et il quittait maintenant une prison pour une autre dans un autre pays. Il n’en sorti qu’a 25 ans après une remise de peine pour bonne conduite et le casier se chargea encore et toujours plus à partir de ce jour de même que son dos dont le tatouage de dragon fut complété par une iconographie toute japonaise.

C'est à cette époque qu'il rencontra Sasori, a cette époque aussi qu'il croisa pour la première fois la route de celle qui se faisait appeler Claudia. A cette époque que la jeune femme l'affubla du pseudonyme de Lestat. A cette époque qu'il renia presque totalement son appartenance aux Philippines. Aujourd'hui, rares sont les personnes à connaître sa vie passée, il n'en parle jamais. N'en éprouve pas le besoin. Il n'évoque pas sa jeunesse, les années passées à Manille ou ailleurs. Il ne parle quasiment plus les langues officielles de son pays natale si ce n'est en cas d'extrême nécessité. A partir de ce moment précis, Yûsei sembla tout effacer pour se contenter de payer ses dettes aux hommes toujours enfermés derrière les barreaux. Il n'y avait que ça dans sa réalité. Ca et une certaine volonté de ne pas retourner dans une nouvelle prison quelques années plus tard. Pourtant les délits continuèrent de s'étendre autour de lui. A peine sorti de prison qu'il rejoignait un réseau de trafiquants de drogue qu'il s'attacha à faire évoluer. Il s'assura une nouvelle forme de liberté en devenant indicateur pour les services de police tout en revendant les mêmes informations à ceux qui voulaient bien payer pour les avoir.

Avec l'aide de Sasori et de Claudia, il se construisait un nouvel empire qui ne supporterait plus jamais de défaillance. Son emploi au Black Horse lui permettait de vivre son autre vie pleinement et si sa rencontre avec Claudia aurait pu tout faire basculer, ils devinrent rapidement des inséparables dans le crime. Les deux se couvrant mutuellement et comprennent assez rapidement les attentes de l'autre. Il ne l'avouera sûrement jamais mais ce qu'il à pu accomplir jusqu'à maintenant, il le doit en grande partie à ces deux personnes. Et la confiance qu'il a placé en eux, lui as toujours été rendue. Tant que chacun occupait la place qui lui revenait et que personne ne venait entraver toutes ses petites affaires, tout allait pour le mieux. Et ce fait ne semble pas avoir changé. Certes, Yûsei fait toujours une distinction entre son trafic de drogue, devenu aujourd'hui plus que florissant et ses affaires au Black Horse mais l'un ne va pas sans l'autre.



" THE QUEEN OF THE DAMNED "

A bien y regarder, tout aurait pu continuer ainsi. Yûsei ne s'est jamais vraiment préoccupé de ce que l'on commençait à nommer le « Midnight Wonderland ». Par habitude, il n'a fait que chercher des informations au sujet de cet étrange jeu quand les murmures des crimes commis prirent de l'importance. Et il y a fort à parier qu'il ne s'en serait pas plus préoccuper si le seul homme qu'il considérait comme un ami n'avait pas été pris dans les filets de la Reine de Coeur. Il n'aurait pas commencer à creuser plus profondément dans cette direction si il n'avait pas découvert que la moindre information à ce sujet pouvait se vendre à prix d'or et lui assurer un revenu plus que stable.  En vérité, tant que le Midnight n'empiétait pas sur ses trafics en tout genre, il n'avait qu'un intérêt minime pour eux. Ce jeu n'était qu'un fait dans son univers. Un fait qui n'avait pas d'importance pour lui et qui ne le touchait en aucune manière. Certes, il avait des connaissances qui s'étaient malheureusement retrouvées parmi les pions, mais de là à en faire une affaire d'état, il y avait tout un monde. Et Yûsei s'attarda sur cette question plus par appât du gain que pour une autre raison. Du moins, dans un premier temps.

Bien qu'il sache pertinemment que la vie n'est qu'une étape et qu'elle n'a pas grand chose à lui offrir. Yûsei apprit tout de même à ses dépends que le fleuve dont il se pensait maitre pouvait encore cacher quelques méandres. Jamais il ne s'étalera sur la rencontre de celle qui partage aujourd'hui sa vie. Principalement parce que ça ne concerne que lui. Mais si il y a bien une chose dont il est certain, c'est que c'est ce jeu qui l'a mise sur sa route. Ce jeu, ses pions et rien d'autre. Yûsei n'aurait jamais pu rencontrer une femme comme Nina sans l'existence de ce jeu d'échec à taille humaine. Il n'aurait jamais eu ce sentiment de plénitude alors qu'ils se rencontraient pour la première fois, cette impression que tout était à sa place et ne devrait plus changer. Alors que la Veuve Noire ne venait à lui que pour quelques informations, il découvrit de nouvelles couleurs à sa vie faite de solitude. Certes, il avait Claudia, mais Nina c'était autre chose. Une nouvelle saveur qui s'insinuait en lui et qui lui faisait perdre pied. Pour la première fois depuis des années, il sentait réellement la vie s'insinuer en lui, il acceptait de s'attarder sur son passé pour, au final, ne rien lui cacher.

Si il y a bien une personne qui peut se vanter de le connaître sur le bout des doigts aujourd'hui, c'est bien Nina. Lors de cette rencontre, le mensonge s'effaça d'eux pour laisser place à la vérité. Yûsei ne lui cacha rien de son passé, elle fit de même et aucun d'eux ne jugea l'autre comme on pourrait s'y attendre et c'est assurément ce simple fait qui leur permet aujourd'hui de vivre ensemble en toute simplicité.  C'est aussi l'apparition de cette jeune femme qui le fit raccrocher sur nombre de ses activités et qui fit apparaître sur son corps deux nouveaux tatouages. Une toile d'araignée en noir et gris sur le dessus de la main, le prénom de la jeune femme calligraphié au creux du poignet.

Pendant un temps, il redoubla d'efforts pour lui dégoter des informations sur le Midnight Wonderland, avant de céder sa place à une autre grande figure de son entourage. Les informations et le réseau qu'il dirigeait, il le céda lentement mais sûrement à un autre pion, une blanche neige qui s'en sortirait bien mieux avec. Lentement il se dégagea de tout ce qui prenait trop de place dans son univers, il arrêta les trafics humains pour le compte du Loup du White Circus et stoppa ses alliances avec les forces de police. Lestat s'effaça du monde pour mieux s'y confondre et ce qui n'était qu'un petit trafic de drogue à l'époque se transforma réellement en réseau inter-continental et Yûsei ne laissera aujourd'hui rien s'y attaquer. Il fait ce qu'il a toujours voulu faire, est entouré des seules personnes qui sont digne d'intérêt à ses yeux et à totalement effacé le reste. Il vit pour lui, pour Nina et pour la pérennité d'une entreprise qui lui permet d'être lui-même. Il doit ce changement à cette douce veuve noire et uniquement à elle, même si il y a fort à parier qu'il ne l'avouera jamais.

A l'heure actuelle, sa seule préoccupation est de maintenir en place ses trois univers. Celui de la dame qui occupe la majeure partie de ses pensées et pour qui il pourrait se plier en quatre. Celui d'un scorpion et de sa famille, ainsi que le sien qu'il partage avec Claudia. Autant l'avouer, Yûsei n'a jamais été inquiété par ce qui se nomme le Midnight Wonderland depuis que le jeu s'est installé en ville et il entend bien que ça continue ainsi pendant de nombreuses années encore. Il se fout éperdument des gens qui pourraient tomber dans le jeu tant que personne de son entourage n'y tombe plus. Il n'est pas assez stupide cependant pour ignorer que l'importance grandissante que prend le Black Horse lui causera potentiellement des soucis dans le futur. En revanche, il ne compte pas vivre dans l'attente de ce qui pourrait se passer ni s'en inquiéter outre mesure. Yûsei vit au jour le jour, il se contente de profiter silencieusement de ce que la vie veut bien lui apporter. Il ne demande rien de plus, rien de moins et ne compte pas changer.




« Ne couvrez pas de voiles sinistres tout ce qui brille. Scrutez le miroir pour découvrir le fantôme qui s'y cache. »
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Présentation Validée  



Toutes nos félicitations pour cette validation et bienvenue parmi nous ! Très jolie fichette comme d'habitude !! On est contents de voir Yûsei reprendre du service !


Begin at the beginning



Afin de ne pas être perdu, laisse-nous maintenant te montrer le chemin. Pour commencer, nous t'invitons à remplir et poster ta fiche de liens, n'hésite surtout pas à faire le tour des autres fiches pour te trouver des compagnons de route. Il est aussi utile d'aller remplir sa fiche de topics pour que tout le monde te suive à la trace -en particulier la reine de coeur et ses sbires-. Une fois ceci fait c'est PARTY HARD !
Si tu en éprouve l'envie, libre à toi d'ouvrir un journal de bord afin de nous faire part des avancées et péripéties que ton personnage aura rencontré.
Tu peux aussi aller lire le Kyôtô Newspaper afin d'être au courant des dernières nouvelles. Bien entendu, si tu préfère regarder ce qu'il se passe plus en profondeur dans ce jeu étrange, tu peux aussi consulter le Midnight Express qui recèle de nombreuses informations et Lewis Carroll pourrait bien fortement apprécier que tu ailles visiter sa boite de pandore  ♥~
En cas de perte de mémoire et de questionnement intempestif, n'hésite pas à refaire un tour dans la chronologie du forum et consulte aussi souvent que tu le souhaites les détails de notre jeu d'échec

Nous te souhaitons un bon jeu en compagnie du Midnight Wonderland et on espère que tu te sentiras comme chez toi ici ! On t'attendra bien entendu sur la CB, dans le Flood et en RP !

Le Staff ♥
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Honjô Yûsei ♦ Lestat

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