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 Ikigami Ryuhei || The B.O.S.S

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BOSS
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Ikigami Ryuhei  

"BOSS"

Age: 38 ansDate de naissance: 28 avrilLieu de Naissance: KyôtôOrientation Sexuelle: Hétérosexuel -Il pleut des femmes!-Activité: Commissaire Divisionnaire -Section M.W-Autre: Anciennement connu sous le pseudonyme de Hadès. Du moins l'était-il dans sa jeunesse car aujourd'hui ce pseudonyme semble avoir bel et bien disparu des bouches et, l'espère-t-il, des esprits aussi. Seuls quelques personnes doivent encore en avoir connaissance et être assez fous pour lui en parlerGroupe: Law&OrderFeat. : Oguri Shun


have i gone mad?



Est-il seulement utile de préciser que Ryuhei est un incontournable quand on passe au commissariat central ? Est-il utile d'insister sur le fait que la plus grosse partie des autorités de la ville le connaît et pas forcément parce qu'il tient le rôle de commissaire divisionnaire mais bien à cause de son caractère quelque peu décalé par rapports au reste de ses collègues ? En fait, est-il seulement utile de dire que Ryuhei est totalement incapable de passer inaperçue et que chacun doit apprendre à s'en méfier ? Si vous avez mal répondu aux précédentes questions, c'est que jamais vous n'avez mis le pied dans les locaux de sa division et encore moins dans le principal poste de police de la ville. Auquel cas, nous vous demandons de prendre connaissance des lignes qui vont suivre afin de ne pas vous retrouver le bec dans l'eau quand vous le croiserez pour la première fois qu'il soit de service ou non.
Car autant l'avouer, approcher Ryuhei dans son environnement naturel c'est risquer de se casser les dents sur un mur en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et les plus vieux officiers de police n'iront pas contredire ce fait. Chacun sachant très bien qu'il est préférable de l'éviter à certaines heures de la journée, si ce n'est à toutes. Ryuhei n'a rien à voir avec le gentil commissaire qui veille sur ses subordonnés tel un bon père de famille veillant sur ses enfants et bien qu'il ait légèrement changé ces dernières années, il est fort probable que personne n'ait oublié complètement ce qu'il était avant.

Loin d'être le stéréotype du parfait officier de police, il ne l'a jamais été et ne le deviendra sûrement jamais. Pour qui le connaît bien cependant, il apparaissait évident qu'il entretenait cet aspect de sa personnalité afin qu'on lui foute une paix royale et qu'on ne vienne pas le déranger. Malheureusement, malgré de longs et grands efforts, il semblerait que certaines personnes aient décidées de passer outre son comportement pour le coller à la tête de la division Midnight Wonderland il y a près de cinq ans et ce ne sont visiblement pas ses refus répétés qui ont fait sortir cette idée de la tête de ses supérieurs.
Totalement indifférent à ce que les gens pouvaient bien penser de lui et de ses façons de faire les choses, si quelqu'un venait lui faire une quelconque réflexion, il semblait ne pas l'entendre et se mettait en scène de la plus horripilante des façons. D'ailleurs, même si vous en veniez simplement à lui dire bonjour, il était fortement probable qu'il ne vous accorde pas même un regard si vous n'étiez pas une femme plantureuse avec des courbes très avantageuses. Rassurons nous tout de suite, ce fait n'a pas vraiment changé avec les années, Ryuhei faisant très peu cas de ses collègues au premier abord et pour cause, très indépendant, il a énormément de mal à faire confiance à ceux qui, à ses yeux, n'ont pas fait leur preuves. Ainsi mettra t-il tout en œuvre pour découvrir ce qui se cache réellement sous les belles apparences qu'on peut lui servir. Très sincèrement, votre style, votre façon de penser, vos états d'âmes et vos questionnements personnels sont le cadet de ses soucis. Il s'en balance comme de sa première chemise et si il doit vous envoyer un magasine pornographique au visage pour vous le faire comprendre, il ne s'en gardera pas. Et si vous n'êtes pas content, c'est un second qui suivra accompagné d'une pile de rapports que vous n'aurez plus qu'à classer dans un ordre précis qu'il se fera un plaisir de changer toutes les dix minutes dans le simple but de vous ruiner votre journée.

Très franchement, tant que le sujet ne l'intéresse pas, il n'y a juste rien de bon à tirer de lui et il met un point d'honneur à être désagréablement dérangeant. Il semble même prendre un malin plaisir à agir en total opposé avec ce que l'on appellerait les « bonnes mœurs » et ça lui va très bien comme ça qu'on se le dise. Car malgré les apparences, Ryuhei est un véritable bourreau de travail et aiguiser son intérêt revient souvent à provoquer tout le contraire de ce qu'il montre en réalité. Malheureusement, Ryuhei autorise trop peu de personnes à voir ce qu'il est réellement et il préfère de loin faire le vide autour de lui afin de s'assurer que ses petites affaires ne seront pas dérangées. Son léger côté narcissique l'empêchant tout simplement d'entrer en contact avec ce qu'il nomme « la pensée moyenne » et, n'en doutez pas à ses yeux vous souffrez quasiment tous de cette pathologie congénitale qu'est la débilité profonde. Et il faudra vous lever très tôt pour qu'il accepte de changer son point de vue sur votre personne afin de vous accorder le crédit qui vous revient. Et tant que vous n'aurez pas dépasser cette épreuve, il continuera à se parer de sa personnalité la plus antipathique, celle pour laquelle personne n'a de respect, celle qui agace et qui froisse, celle qui donne l'impression qu'il se fiche de tout et qu'on ne peut pas lui faire confiance. Et si, aux yeux de beaucoup, cette personnalité le fait passer pour un demeuré incapable de réfléchir autrement qu'avec l'engin situé entre ses cuisses, il s'en trouvera grandement satisfait.  

Malgré les apparences, le commissaire divisionnaire est loin d'être plus stupide que la moyenne et la médiocrité est une chose qui n’est pas envisageable dans son environnement proche. Qu’on se complaise dans le minimum vital n’est absolument pas dans son fonctionnement et il répugne bien souvent de se laisser entraîner là-dedans. Ryuhei aime que les choses soient bien faites et à leur maximum, le seul ennui étant qu'avant, il ne prenait même pas la peine de prouver lui-même qu'il était capable de bien les faire. Maintenant en revanche, les choses ont plutôt intérêt à filer droit si on ne veut pas réveiller le dragon qui se cache en lui. Si la plupart du temps les choses sont ennuyeuses et ne revêtent qu’un intérêt minime à ses yeux pour ce qu'il juge être important, aucune erreur ne sera tolérée et il est hautement probable qu'il vous gratifie du plus profond des dédains si il vous venait à l'idée de ne pas avoir effectué les choses de manière aussi parfaite que ce à quoi il s'attendait. N'en doutez pas, autant il peut paraître se trouver à mille lieux de la réalité, autant il est capable de déchaîner le ciel au-dessus de votre tête parce que vous n'avez pas su ou pu faire preuve de la plus petite once de débrouillardise. Et si, avant, le faire réellement sortir de ses gongs sans qu'il ne fasse une mise en scène délirante était compliqué, aujourd'hui il est très facile de lui faire décrocher son carnet de blâmes en le faisant mettre à exécution ses menaces de vous envoyer à la circulation.

Peu coopératif de manière générale, il faut avoir mériter son respect pour qu'il fasse preuve d'esprit d'équipe, tant que ce ne sera pas le cas, vous serez tout juste bon à lui apporter le café tout en lui servant de défouloir les jours où il se sent frustré par un fait quelconque et ça arrive très souvent qu'on se le dise. Légèrement soupe-au-lait, Ryuhei est capable de changer d'état d'esprit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et certains sujets sont clairement à éviter en sa présence (l'Ordre Haitaka et les femmes étant deux exemple parmi tant d'autres). De même, il est tout bonnement inutile de lui faire remonter aux oreilles une affaire qui n'a aucun lien avec le Midnight Wonderland où qui ne concerne pas les plus gros crimes de la ville. Il n'en aura juste rien à battre et vous présentera promptement la porte de son bureau sous le couvert de quelques insultes bien senties quand à votre incompétence la plus totale pour régler vous-même le problème. On ne mélange pas les torchons et les serviettes !
Très clairement, il ne vous tendra pas la main si vous avez un souci sur une enquête en cours qui ne relève pas de sa juridiction et il risquerait même de vous redemander votre nom et votre grade car il est fortement probable que ce simple fait vous fasse définitivement passer dans la case « indésirable bon pour la casse » et qu'il en oubli tout aussi rapidement qui vous êtes. D'ailleurs, si vous ne faites pas partis de ses subalternes ou des personnes proches de lui, il est tout à fait inutile d'espérer qu'il se souvienne de vous. Ses collègues les plus proches voyant déjà régulièrement leurs noms écorchés si ils ne se retrouvent pas affubler de divers surnoms sortis tout droit de son imagination.

De l'avis général, c’est un indépendant indécrottable qui n’en fout pas une rame et qui passe plus de temps le nez dans un magazine féminin que la tête dans les rapports de police. Pour ceux qui travaillent dans sa division, les choses sont maintenant plus nuancées même si toujours un peu difficiles à cerner.  ! Souvent considéré comme quelqu'un a qui on ne peut pas réellement faire confiance, quelqu'un dont le sens de la justice à dû mourir pendant sa formation à l'école de police ou n'a jamais vraiment exister. On pense allègrement qu’il n’a pas les droits nécessaires pour avoir obtenu la spécialité d’inspecteur et encore moins celle de commissaire divisionnaire et il pourrait bien être d’accord avec ces derniers. Pour le commun des mortels, il sera toujours celui qui passe plus de temps le nez au vent qu'à travailler sérieusement et si ses supérieurs hiérarchiques ne l'ont pas encore mis à la porte, c'est qu'il a été capable de leur prouver que cette méthode de fonctionnement avait le don d'endurcir la plupart des officiers travaillant sous ses ordres. Jugez-vous seulement qu'une personne totalement incompétente aurait pu rester à la tête de cette division avec tout ce qui s'est passé ses dernières années ? Non. Malgré les apparences, Ryuhei abat très certainement plus de travail que la moitié des membres de son unité et ses journées auraient d'ailleurs bien besoin d'être rallongées. Et si il se montre aussi désagréable avec quiconque passe la porte de sa division ou de son bureau, c'est uniquement pour mieux les préparer à la dure réalité. Car autant il ne fait rien comme tout le monde quand il se trouve dans les locaux, autant sur le terrain c'est une toute autre musique qui se joue.

Même si il n'en montre rien, Ryuhei tient fortement à la sécurité de ses hommes, il aura beau leur en faire voir de toutes les couleurs, il n'y a personne d'autre que lui qui s’inquiète plus du fait qu'il reste en vie et c'est ainsi depuis la mort de son prédécesseur et mentor Odagiri Shunpei. Et cette paranoïa de tous les voir mourir dans d'atroces souffrances alors qu'ils sont sous ses ordres s'est largement accentuée les années passants. Malgré sa position actuelle, il est plus souvent sur le terrain qu’a son bureau et même si ses subordonnés passent souvent plus de temps à le chercher qu’à le trouver. On se rend bien vite compte que  la section « M.W » n’est pas la planque parfaite qu'on décrivait au début de cette affaire qui agite de plus en plus les rues de la ville. Autant ils seront couverts de paperasse dans les locaux, autant aucune incartade ne sera tolérée. Ryuhei à une dent personnelle contre le Midnight et bien qu’il n’ait pas l’esprit plus vengeur qu’un autre, le premier clampin qui sabote son enquête ira bouffer les pissenlits par la racine qu’on se le dise.

Ainsi, toute personne extérieur à son équipe qui tentera de lui parler de l'affaire Midnight Wonderland quand il n'est pas décidé, n'obtiendra de lui qu'un silence glaçant et ce qui se rapprocherait le plus d'une partie de cache-cache ou de charades. Et si ça a le don de vous agacer, mieux vaut ne pas le lui monter car il pourrait prendre un malin plaisir à en rajouter des tonnes. Et si vous cherchez la raison à un tel comportement, c'est tout simple : Moins on le verra et moins on l’estimera à sa juste valeur et plus il aura la voie libre pour mener ses enquêtes comme il l’entend.
Parce que c’est bien ça le but de la manœuvre !  Là où les gens ne verront qu’insouciance, il ne fera preuve que d’intelligence. Intelligence de ne savoir que peu compter sur les autres pour s’assurer que le travail est bien fait et que la vie suivra toujours le cours qu’il veut lui indiquer. Il est du genre à ne pas supporter que quelque chose aille de travers alors il fera tout pour bien le tenir en main. Après tout, on n’est jamais mieux servi que par soi-même et s’il faut en passer par la case « petit con » ou « vieux dragon » pour y arriver, il se fera un château de ces cases avec le plus grand plaisir.

Certains le dirait manipulateur et si ça lui revenait aux oreilles, il est à parier qu’il lui éclaterait de rire au nez. Il n’est pas manipulateur, du moins, pas au sens stricte du terme. Pas plus qu’il ne se veut réellement joueur. Il prend juste ce qu’il a besoin de prendre et met en avant ce qu’il a besoin de mettre en avant pour avoir ce qu’il veut. Ryuhei préfère faire les choses comme il l’entend et seul de préférence ; il a pourtant pas mal de relations voir de très bons amis, quant à savoir si c’est réel ou si ce n’est encore qu’une façade pour mieux masquer son dédain pour certaines choses… Ça reste à voir. Mais n’a pas été surnommé Hadès un homme lambda et n’est pas nommé BOSS qui veut cependant et Ryuhei a très bien porté ces pseudo jusque-là… Car si pendant longtemps son sérieux n’a jamais été vu, si sa faculté à analyser et à penser passait pour celle d’un enfant de cinq ans, il n'est pas faux de dire que son quotient intellectuel pourrait en faire pâlir plus d’un. D’ailleurs, son intelligence est peut-être la source d’une bonne partie de ses actions.

Ainsi fait-il très mauvais temps de l’avoir aux basques quand il a décidé qu’il obtiendrait quelque chose de vous où que vous vous situiez dans sa ligne de mire en cas d’enquête. Ryuhei est du genre à ne pas lâcher une fois qu’il a flairé quelque chose et il serait bien capable de lâcher l’ensemble des chiens de l’enfer si ça pouvait lui être utile, il serait même capable de retourner à ses amours de jeunesse si ça pouvait lui apporter un quelconque résultat. Buté et borné, il revient rarement sur ses pas tant qu’il n’a pas obtenu ce qu’il voulait et cette obstination à largement le droit d’être considérée comme le plus grand de ses défauts. Une fois que son intérêt est aiguisé, que sa réflexion et sa stratégie sont sorties de leur apparente léthargie, Ryuhei est du genre à observer toutes les pistes avant de soustraire la meilleur au risque de perdre quelques plumes. Il passe plus de temps à trouver tout ce qui relève du défi qu’a réellement prendre part à sa propre vie et si ça lui a déjà causé pas mal de soucis, il est à parier qu’il ne changera pas sa manière de fonctionner !





Behind the Screen

Nom ou pseudo: Nam
Prédéfini: [x] oui [] non
Double compte: [x] oui [] Non
Comment t'as connu le forum: Toutes les preuves mènent au Saké
Autre chose à ajouter peut-être ? Café s'il-vous-plait ! Et même si il ne vous plait pas d'ailleurs
Code du règlement: Off with his head





"In the darkness that stretches, I vowed to make a revolution. A Demonic Flower bloomed with the love she received and I will not let anyone interfere with everything that will happen now. The city has gone MAD, present became darkness as for dreams they became ideals"

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which way I ought to go from here?


And now, will you listen to my story ?

Cela va bientôt faire 20 ans que je connais Ryuhei et je n'imagine personne d'autre pour reprendre les rênes de la Division que nous avons mis des mois à pouvoir mettre en place. Je sais d'ors et déjà qu'il ne fera pas l'unanimité et que personne ne le verra jamais comme je peux le voir. Mais Ryuhei n'en reste pas moins un très bon élément malgré son caractère et sa personnalité aux antipodes des conventions. Pour tout avouer, si on m'avait demandé mon avis sur lui lors de notre rencontre, je n'aurais pas du tout parié sur sa possibilité d'avoir un avenir. Malgré un intellect certain, il était trop différent du reste des gens pour être capable de s'intégrer à la société. Pourtant je dois sincèrement avouer qu'il m'a profondément bluffé au fil des années et que mon intérêt pour lui n'est pas né de la dernière pluie. Au vue de ses états de service actuels, certains diront sûrement que je me suis fourvoyé et que j'ai grandement perdu mon temps en essayant de le faire grandir et changer. Je dois avouer moi-même qu'il arrive encore à me surprendre tant par sa façon de réagir que par son incapacité totale à s'entendre avec qui que ce soit. Mais je crois qu'au final, c'est ce qui fait sa force. Ryuhei n'est pas quelqu'un de conventionnel, il ne l'a jamais été même quand il était très jeune et sa pensée semble suivre un cours qui n'a de sens que pour lui mais je dois l'avouer, dans ce cas précis, c'est précisément ce dont nous avons besoin pour mettre à mal le cas Midnight Wonderland.
Je sais pertinemment que vous auriez préféré que je reste à la tête de la division jusqu'à la résolution de cette affaire, malheureusement les faits ont légèrement changés depuis quelques semaines et je pense être dans l'incapacité d'honorer le contrat que nous avons passés lorsque vous avez acceptés de séparer les personnes s'occupant de ce cas du reste de la brigade criminelle. Par ses lignes, je vous soumet ma démission, tout en espérant sincèrement que vous serez capable de respecter ma volonté de nommer l'inspecteur Ikigami à ma place. Dans toute la division, bien qu'elle en soit encore à ses balbutiements, il n'y a que lui qui soit capable de la faire avancer malgré les embûches. Mettre à sa tête une personne totalement étrangère à l'affaire ne résulterait qu'en un retour significatif en arrière. Malgré les apparences, ce jeune homme est aussi capable que les autres, si ce n'est plus et il me l'a maintes fois prouvés depuis des années. Ayez l'obligeance de passer outre sa carapace, si il y a bien quelqu'un qui ne baissera jamais les bras, c'est lui.

Cordialement,
Odagiri Shunpei, commissaire divisionnaire -section Midnight Wonderland-
Octobre 2012


***

Il n'avait que seize ans la première fois que je l'ai rencontré. Pour moi, de prime abord, il n'était qu'un gamin comme les autres qui s'était totalement laissé glisser du mauvais côté de la pente et lorsque je l'avais ramassé avec tout un lot d'objets volés dans les poches, je n'avais pas donné cher de sa peau. Ma première pensée fut de croire que ses parents étaient totalement incapables de s'occuper de lui et qu'ils l'avaient laissés faire les mauvais choix par simple incompétence. Mais le gamin que j'ai eu devant mes yeux lors de son audition au commissariat démenti rapidement ce fait. Ryuhei n'avait peut-être pas une vie simple vu que son père avait déserté la maison peu de temps après sa naissance pour aller se remarier avec une autre femme quelques mois plus tard mais sa mère avait toujours donné son maximum pour lui assurer un semblant de stabilité. Malheureusement, ce n'était pas assez pour lui. Sa mère avait beau être une femme merveilleuse pour qui il semblait avoir beaucoup d'amour et de respect, son passé ne lui permettait pas de décrocher suffisamment de contrats de travail pour pouvoir leur assurer une vie descente. De ce que ce gamin me disait, il avait dû très vite se débrouiller par lui-même et trouver de quoi arrondir les fins de mois. Il n'était pas plus stupide qu'un autre, ses résultats à l'école étaient bons quand il y allait encore mais les finances ne suivaient pas. Trois mois plus tôt, des recouvreurs de créances étaient encore passés chez eux et avaient manqués de détruire les derniers biens qu'ils possédaient lui et sa mère et du haut de ses seize ans, il avait du trouver une solution pour rembourser le plus rapidement possible. Même si elle s'était mise à travailler vingt heures par jours, sa mère n'en aurait pas eu les moyens et vendre son corps n'était pas non plus la bonne solution. Il avait donc prit les devants dés le lendemain.

Je dois avouer ne pas du tout cautionner la façon dont il s'y est pris, stopper l'école et se lier à de la racaille n'étant pas vraiment la meilleure chose à faire quand on veut s'en sortir. Mais visiblement, pour lui, c'était marche ou crève et il n'avait aucune intention de laisser le second fait arriver. Il l'avoue de son propre chef, il préférait largement dealer et voler plutôt que de retourner dans l'ambiance factice de l'école et faire comme si tout allait bien. A choisir, ce n'était pas une envie que de se mettre à faire les quatre cents coups pour gagner de l'argent, mais c'était la réalité du monde dans lequel il vivait. Si il souhaitait rester avec sa mère, il n'avait pas d'autres choix et les mathématiques n'allaient pas l'aider à trouver de l'argent rapidement. A bien y regarder, cette façon de penser peut tout à fait être comprise bien que je ne l'approuve toujours pas. J'ai cependant du m'adapter à ce curieux garçon qui semblait bien plus intelligent que ce qu'il ne laissait paraître. Je ne sais pas trop si il s'agissait là d'une carapace où d'un moyen pour détourner mon attention mais Ryuhei à eu ce don de cacher à ma vue tout ce que j'aurais pu déceler en temps normal. Il m'aura fallu des années pour me rendre compte qu'il me menait purement et simplement en bateau et qu'il n'avait jamais eu l'intention de raccrocher une fois les dettes de sa mère payées.

En réalité, il m'a fallu près de neuf ans pour comprendre l'étendue de mes erreurs à son sujet. Même si je ne regrette pas vu ce qu'il est devenu aujourd'hui, je dois avouer avoir été particulièrement blessé par la nouvelle lorsqu'elle m'est apparut. Durant toutes ses années, je me suis attaché à le faire sortir de la rue. Pour moi ce gamin avait un tel potentiel qu'il était tout bonnement impossible que je le laisse gâcher sa vie ainsi et à force de faire des rondes dans son quartier, je jugeait m'en être suffisamment rapproché pour gagner sa confiance. Je sais qu'il ne me disait pas tout, loin de là et qu'il continuait sûrement à exercer de petits larcins dans mon dos bien qu'il ait trouvé un travail dans une petite supérette. Néanmoins, à l'époque, je voulais pleinement croire que j'avais réussi à le sauver, les lettres que m'envoyait sa mère allant dans ce sens. Cette femme semblait vouer un véritable culte à son enfant, bien qu'il ait fait des erreurs dans sa jeunesse, elle était particulièrement fière de lui aujourd'hui mais un doute persistait. Depuis quelques semaines, Ryuhei recommençait à faire le mur, quittant la maison sans prévenir et ne lui laissant pas le moindre mot quand il disparaissait. Quand il était plus jeune, ça n'arrivait jamais, même lorsqu'il trafiquait avec sa petite bande, elle savait plus ou moins où il se trouvait mais depuis plusieurs mois, c'était le calme plat. Ryuhei disparaissait sans prévenir et s'enfermait dans le silence quand elle lui posait des questions. Elle avait d'abord pensé à une petite amie vu qu'il était en âge mais un doute persistait. Insistant sur le fait qu'elle avait peur que son garçon soit retourner du côté obscur et qu'il ait repris ses mauvaises habitudes, elle m'avait demandé de garder un œil sur lui et malgré mon emploi du temps chargé, je n'avais pas pu m'y opposer.

A mon grand désespoir, elle avait vu juste. Et c'est une nouvelle fois au commissariat que je le retrouvait. Ryuhei n'avait jamais cessé comme je l'avais pressenti. Mais non content d'avoir continué, il était rapidement monté en grade dans cette petite organisation et on ne lui reprochait plus aujourd'hui de simples petits vols. Il m'a fallu des semaines pour convaincre le juge et les autorités qu'il y avait d'autres solutions que de l'envoyer en prison. Ryuhei avait du potentiel, il n'avait juste pas eu la chance de faire ses preuves et ayant manqué d'une figure paternelle, il avait fait les mauvais choix. On autorisa la levée des plaintes concernant l’association de malfaiteurs et le regroupement en bande organisée ainsi que les accusations concernant les agressions, le recel et l’incitation à la violence. Me portant garant pour le jeune homme, je fut le premier à lui faire clairement comprendre qu'il était hors de question que je mette ma carrière en jeu pour des prunes. C'était son ultime chance, celle de ne pas terminer derrière les barreaux. Ryuhei sembla comprendre et m'assura qu'il allait dissoudre sa bande. Cependant, ça ne suffisait pas. Tant qu'il ne quittait pas le quartier de son enfance, il n'aurait aucune chance et je me portais caution pour un petit appartement situé près de chez moi. Ainsi l'avais-je toujours à l’œil. Du moins le pensais-je réellement. Il semblait avoir compris et avait accepté d'entrer à l'école de police, seule option qui pouvait lui éviter la prison. Je sais au fond de moi que l'idée ne lui plaisait pas, mais sa mère avait tellement insisté pour qu'il accepte qu'il avait fini par céder sachant pertinemment qu'elle ne s'en remettrait pas si elle voyait son fils unique, celui pour lequel elle s'était toujours battue, terminer derrière des barreaux sans plus aucune chance de se construire un avenir. Il venait d'avoir vingt-trois ans le jour où il était sorti de l'école de police et selon moi, il avait réellement raccroché avec toutes ses activités passées. Fièrement, je pouvais alors me dire que j'avais réussi là où beaucoup d'autres auraient échoués. J'étais parvenu à sauver un gamin qui n'avait pas eu de chances dans la vie... Je le pensais vraiment. Jusqu'à ce que l'affaire Hadès éclate au grand jour et que je fasse le lien.

Ça faisait des mois que mes collègues piétinaient dans cette enquête et deux ans que Ryuhei était sorti de l'école de police. Visiblement, la bande de celui qu'on appelait Hadès était devenue une véritable micro-institution dans le milieu et bien que plus petite que certaines organisations, elle leur donnait presque autant de fil à retordre. Le plus dur étant qu'on ne savait pas vraiment qui en était à la tête, ses membres ne semblants même pas le connaître ou l'avoir jamais vu. En fait, à bien y regarder, le gang semblait avoir été géré par un fantôme. Les personnes qui étaient haut placés continuaient à appliquer des ordres dont on ne connaissait pas l'origine et chaque fois qu'on les interrogeaient, les réponses étaient les mêmes. Ils ne savaient rien. Quand cette affaire arriva sur mon bureau, je le pris comme un véritable challenge et mon coéquipier et moi travaillâmes d'arrache-pied pour trouver le second de l'organisation. Lui, au moins, devrait avoir les réponses à nos questions et lorsqu'on l'arrêta, nous nous imaginions déjà couverts d'éloges et de lauriers. Quelle belle erreur. La seule phrase que le prévenu prononça fut qu'il voulait voir l'officier Ikigami et qu'il ne parlerait qu'à lui. Le doute commença à s'insinuer en moi et ce que je craignait fut confirmé lorsque Ryuhei entra dans la salle d'interrogatoire. La tension monta d'un cran alors que l'accusé commençait à lui parler et Ryuhei, pourtant assez calme d'ordinaire bien que très insolent avec ses collègues, fit montre d'un total manque de sang froid en lui frappant le visage du plat de la main. L'erreur judiciaire étant avérée, on ne pu que relâcher la suspect sans plus de poursuites.

En retournant voir les anciens inspecteurs chargés de l'affaire, je finis par faire le lien. Malgré mon enquête, je n'étais pas arrivé aussi loin qu'eux dans les conclusions. Et ce qu'ils m'apprirent me glaça le sang. Les affaires concernant « Hadès » semblaient bien plus nombreuses et importantes que ce à quoi je m’attendais et je n’en compris l’ampleur que plus tard dans la journée. Ce qui en ressortait, comme je m'en doutait, c'était qu'on ne savait toujours pas si Hadès était le réseau en lui-même, une légende mise en place par la bande ou le nom qu'utilisait celui qui était en charge de cet inextricable tout. L'idée fit son chemin dans ma tête à mesure que la discussion continuait. Quand on nous avait confié ce cas, on espérait qu'on mette en lumière les zones d'ombres. Un nouvel avis en quelque sorte même si ça n'avait pas réellement été le cas. Nous nous étions tout simplement fait avoir mon coéquipier et moi, et pas qu'un peu. La seule intervention de Ryuhei ce jour-là me le fit clairement comprendre. Il ne se serait pas permis une telle erreur en ma présence si il n'avait rien eu à cacher. Hadès... Ce nom me hanta des mois durant après que j'eusse comprit qu'il s'agissait de lui et de personne d'autre.

Il avait continué. Même après être entré dans la police, il continuait à réussir à passer entre les mailles de mon filet. J'enterrais l'affaire après une longue discussion avec celui qui n'était plus un gamin. La haine que je lisais dans son regard à ce moment-là me glace toujours le sang et je ne sais toujours pas contre qui elle était dirigée. Moi, le gang ou lui-même. Mais ce coup de tonnerre sembla le faire réagir pour de bon, si bien qu'on n'entendit plus prononcer le mot Hadès dans les commissariats de la ville. Même si il ne l'avouait pas, Ryuhei était parfaitement en paix avec ce qu'il faisait maintenant, du moins était-ce mon intime conviction et il n'avait gardé des liens dans ce milieu que par habitude. Après tout, il baignait là-dedans depuis qu'il avait seize ans et, avant d'être policier, il ne savait faire que ça. Le tout était de pouvoir le stopper avant qu'il ne devienne réellement pourri et je pense que ce dernier électrochoc lui a réellement suffit. Un an plus tard, comme pour marquer la césure entre sa vie d'avant et le pendant, Ryuhei se mariait, faisant ma fierté et celle de sa mère. Dans le même coup, sa femme accouchait et il était muté une nouvelle fois, toujours incapable de s'entendre avec ses collègues qui ne le supportaient que quelques mois.

***

Monsieur le juge, veuillez trouver ci-joint les documents relatif à la demande de divorce de Madame Ikigami Soraya ainsi que sa demande de garde exclusive concernant son fils de cinq ans Ikigami Shôta. Malgré des années de vie commune et connaissant pertinemment les conditions de travail de son mari, il apparaît aujourd'hui que les difficultés de l'enfant résulte de l'absence quasi-permanente de son père au domicile conjugal. Si les premières années, son époux Ikigami Ryuhei était relativement présent, c'est loin d'être le cas aujourd'hui, son travail l'accaparant de plus en plus. A l'heure actuelle, nous pouvons clairement dire qu'il n'y a plus d'intimité dans ce couple et que la simple raison qui pousse son mari à retourner à sa maison, sont les heures de fermeture de son bureau et ses fins de services. Même entre les murs de son domicile, il semble plus enclin à travailler sur des enquêtes en cours dont je n'ai pas connaissance des détails qu'à s'occuper de sa femme et de son enfant. La situation ne pouvant s'envenimer d'avantage étant donné qu'il s'agit là de l'épanouissement d'un enfant, je vous demande d'étudier avec la plus grande attention les témoignages et autres documents que je porte à votre attention.

Extrait de document joint au jugement de divorce.
Octobre 2010


***

Je ne vous mentirais pas en disant que la carrière de Ryuhei au sein des forces de l'ordre à été particulièrement chaotique. Muté plus de treize fois en moins de dix ans, c'est à dire depuis qu'il est officiellement devenue officier en 2001. Ryuhei à fait plus de commissariats et de divisions que la moitié de ses collègues et tous en garde un souvenir assez amer. Non pas qu'il soit foncièrement mauvais en tant qu'enquêteur mais son caractère n'aide vraiment pas à ce que les autres s'entende avec lui. Très sincèrement, je crois qu'il n'y a bien que moi pour le supporter plus de dix minutes sans avoir envie de le faire retourner à la circulation. Et après les mœurs et les stupéfiants, c'est à la criminelle qu'on le transféra. Selon mes supérieurs, puisque Ryuhei était incapable de faire preuve de la plus petite once de coopération et que personne d'autre n'en voulait dans son service, j'allais devoir m'occuper de lui, moi qui avait fait tout mon possible jusque là pour qu'il se construise une vie.

Je ne sais pas si il s'agissait là d'une punition où d'une sorte de promotion, mais le choix ne m'était plus attribué. Depuis le début de sa carrière j'avais fait des pieds et des mains pour qu'il n’atterrisse pas sous mes ordres, souhaitant réellement qu'il mène sa barque de lui-même et qu'il reste emprunt de cette liberté qui le caractérisait tant. Je cru même qu'après son mariage il y a sept ans et la naissance de son fils il y a cinq ans, il allait se calmer de lui-même et cesser son petit manège. Ce ne fut pas le cas et quand je le recevait dans mon bureau, j'espérais vraiment qu'il ne fasse pas trop de vagues. Étrangement, Ryuhei ne fut pas l'élément perturbateur qu'on me décrivait. Il était même tout le contraire. J'avoue ne pas en être peu fier, restant persuadé que mon influence sur lui était conséquente et que, sans l'avouer, il me considérait réellement comme un modèle dans son univers.

Ce n'était pas le cas.

La seule chose qui maintenait Ryuhei dans les rangs, c'était l'affaire sur laquelle on travaillait. Bien qu'il ait un mal fou à coopérer et à faire confiance aux autres inspecteurs de la criminelle, il fut l'un des premier à appuyer mon idée quant à la formation de la division Midnight Wonderland. Je crois que sans le vouloir, il m'a réellement poussé à avancer dans cette direction et à mettre en place les fondations de cette nouvelle unité. Même s'il n'en montrait rien en temps normal, j'ai pu moi-même constater qu'il travaillait plus que les autres sur cette enquête. Il restait au bureau des nuits entières, arrivait plus tôt que les autres et les dossiers n'ont jamais été aussi bien classés qu'à ce moment-là. Même la réussite de son concours d'inspecteur (qu'il ne voulait pas passer cela dit en passant) n'avait pas réussi l'exploit de le rendre aussi droit et aussi dévoué.
Rétrospectivement, je pense que ça cachait autre chose même si je ne sais pas quoi. Tout ce que j'ai pu constater c'est qu'il était enfin devenu ce que je voulais qu'il soit et peut-être un peu plus que ça.

Littéralement, la création de la division ruina sa vie de famille et cette enquête s’inséra si profondément dans ses pensées qu'il devint incapable de voir autre chose. Je n'avais jamais vu homme plus heureux lorsqu'il me présenta son fils pour la première fois et qu'il me demanda si je voulais bien être le grand-père paternel que le bambin n'aurait jamais. J'ai passé des jours entiers en sa compagnie, à partager sa vie de famille avec Soraya et Shôta et j'ai vu les dégâts que causait l'affaire sans pouvoir rien y faire.
Ryuhei étant incapable de collaborer avec les autres parce qu'il ne leur faisait pas confiance, il devait travailler en dehors des heures officielles pour abattre autant de travail que les autres, si ce n'est plus. Il ne partageait pas ses conclusions comme je ne le faisait pas avec le reste de la division et nous étions ainsi devenus des étrangers parmi les notres. Sur la fin, Soraya ne nous supportaient plus ni l'un, ni l'autre, elle voyait en moi une menace pour son couple. Elle n'avait peut-être pas tors et Ryuhei découvrit ce que voulait dire avoir « le sol qui se dérobe sous vos pas ». Je ne suis pas certain qu'il se remette un jour de son divorce et de la fuite de sa femme dans une autre ville. Tout ce que je sais, c'est qu'il est devenu encore plus infecte avec les personnes évoluant près de lui.

Il en parlait peu, ne mélangeant pas le privé et le professionnel mais il a été réellement anéanti par ce divorce, il a d'ailleurs dormi chez moi pendant des jours car incapable de se remettre à penser normalement. J'ai bien cru qu'il allait nous faire une dépression nerveuse et qu'il allait devoir se mettre en arrêt le temps de reprendre du poil de la bête. Mais c'était mal le connaître et il s'acharna d'autant plus au travail. Je pense qu'actuellement, il ne vit vraiment que pour ça et que ça restera le cas tant que cette affaire ne sera pas résolue. Plus on lui mettra des bâtons dans les roues et plus il s'accrochera. Je n'en aurais pas douté quand je l'ai rencontré pour la première fois mais sa force de volonté est plus importante qu'il n'y paraît et quand il se décide à faire quelque chose, il le fait jusqu'au bout. Il n'aura peut-être pas la même méthode que les autres mais les résultats arriverons en temps voulu et à ce moment là, je pourrais clairement affirmer que je ne me suis jamais trompé sur lui et que j'ai eu raison de placer tout mes espoirs en lui. N'en déplaise à certains.

***

Inspecteur Ikigami, vous trouverez ci-joint votre nouvelle affectation au poste de police central. Je sais que vous ne goûtez guère l'idée d'une promotion pour en avoir refusées plusieurs ces dernières années. Je vous demanderais simplement de bien vouloir étudier celle-ci avec plus d'attention que les précédentes. La demande de votre nomination à été dûment appuyée par feu Odagiri Shunpei et j'espère que vous lui ferrez l'honneur d'accepter ses dernières volontés tout comme je le fais présentement. Le titre de commissaire divisionnaire vous reviendra dés que vous aurez passer le concours. Cependant, la gestion de la division Midnight Wonderland vous est dévolue à partir de ce jour et aucune protestation ne sera tolérée. Je suis conscient que vous puissiez ne pas apprécier cet ultimatum mais vous êtes, à ce jour, l'officier le mieux qualifié pour en prendre la tête, ne serait-ce que par respect pour votre mentor. Ne lui faite pas honte en ayant l'impétuosité de refuser et tâchez d'être un peu plus diplomate qu'à l'heure actuelle avec vos futurs subordonnés.

Note inter-service du capitaine Yamato, commissariat central.
Août 2012

***

Je n'aurais pu rêver mieux. Même si je ne pourrais jamais le lui dire, même si mon temps sur terre est passé depuis quelques mois maintenant. Je suis tombé comme d'autre sont tombés, j'ai vu la peine et la rancœur se tracer un chemin sur le visage de Ryuhei alors qu'il entrait dans mon appartement vide. Il vous sera peut-être difficile de l'entendre, mais je continuerais de veiller sur son avancement jusqu'à ce que ma mort soit vengée. Je pense qu'il ne comprendra jamais pourquoi je ne lui en ait pas parlé. Pourquoi j'ai gardé sous silence le fait que j'étais moi-même devenu un pion de ce jeu et peut-être ne me pardonnera t-il jamais.
Ma mort ne sera peut-être pas vaine, elle servira à l'endurcir. Je le vois à présent qu'il est à la tête de la division même si je reste persuadé que personne d'autre ne sera capable de le voir. Depuis qu'il est à sa tête, Ryuhei à accusé les coups les uns après les autres. Les hommes morts sous ses ordres sont plus nombreux que dans tous les autres services et pourtant, il réussit encore à maintenir un semblant de connexion dans cette équipe. Empêchant ses membres de se transformer en justicier dés qu'un de leur collègue disparaît sans laisser de trace.

Au sein du commissariat, personne ne le voit mais cette division est sûrement celle qui est le plus sous tension. Mal vue dés le départ, elle servait de débarras aux autres enquêteurs, on leur confiait les affaires insolubles comme si les membres n'étaient que des incapables puisque leur chef n'avançait pas. Personne n'avait alors conscience de l'ampleur de la tâche qui les attendaient et j'aurais réellement souhaité pouvoir y participer. Les aidés tous autant qu'ils étaient et lui en particulier. Ryuhei à beau être imbuvable, il fait barrage depuis des années pour que cette division ne s'effondre pas, qu'elle ne disparaisse pas comme neige au soleil. Chaque semaine, il est le premier à demander de nouvelles subventions afin qu'ils aient de meilleures conditions de travail et des accès prioritaires aux archives et aux résultats des analystes scientifiques. Chaque fois qu'une critique est portée sur la division, il se met entre les instigateurs et ses officiers sans jamais broncher. Il prend sur lui tout les coups qu'on veut leur donner quand on les qualifient d’incompétents dans cette histoire. Et il n'attend rien en retour.

Alors qu'il ne devrait plus être sur le terrain, il est toujours le premier à arriver sur les scènes de crimes. C'était le cas sur la mienne, ça le resta par la suite. Tout ce qui touche de près ou de loin à un meurtre du Midnight est automatiquement inspecté par son esprit critique et s'il n'en dit rien ou fait comme si de rien n'était c'est loin d'être le cas. Je déplore cependant que son comportement ne s'arrange pas. Il n'en a peut-être pas conscience mais il met trop de barrières entre lui et les autres ; il n'autorise personne à entrer dans sa bulle et je ne sais trop pourquoi. Penses t-il les protéger ainsi et éviter que l'histoire ne se répète ? Ça a commencé par moi, puis par cette jeune inspecteur tuée durant une soirée d'Halloween, il a ensuite dû déplorer la mort d'un autre inspecteur alors qu'il l'avait muté hors de la ville pour mieux le protéger et le coup de grâce arriva a la mort de Kurokawa Akiya.

De là où je suis, j'ai bien cru que Ryuhei allait faire brûler le commissariat et l'arrivée des affaires internes n'a rien arrangé à la situation. Pourquoi se permettaient-ils de juger un univers qu'ils ne connaissaient pas. Pensaient-ils réellement qu'il s'amusait à voir tous ses équipiers mourir les uns après les autres ? Telles furent les questions dont il les abrutis lorsqu'ils l’interrogèrent. Ryuhei avait alerté depuis longtemps ses supérieurs quand au danger qu'ils courraient tous, il avait demandé a ce que le service compte plus d'agents expérimentés et on ne faisait que lui envoyer des jeunes gens fraîchement émoulus de l'école de police. Pour lui, tous étaient incompétents et après la mort de Kurokawa, il les mutas dans d'autres services, transformant sensiblement l'équipe qui composait jusqu'ici la division. Je ne sais pas vraiment ce qui le mina le plus, la mort de Kurokawa ou celle de l'amie d'Horwang Sunee. Tout ce que je sais, c'est que je ne l'ai jamais vu autant se démener pour une autre personne que la jeune femme.

Aujourd'hui encore tout ce qui pourrait avoir un rapport de près ou de loin avec la mort de la dénommée Aikawa Risa passe entre ses mains. Ce n'est peut-être pas signé Midnight Wonderland mais il le prend comme une affaire personnelle. Il suffit de voir les membres du commissariat mis à rude épreuve et être la cible de toute la folie qui règne dans cette ville. Il n'est pas un clown ni un pantin et personne ne semble vouloir le comprendre. Pas même ce gouvernement qui lui met de nouveau des bâtons dans les roues. Combien de fois l'ais-je vu hurler dans le silence de son appartement. Où était-il ce gouvernement au début de l'enquête ? Où était-il quand on commença à tirer les sonnettes d'alarmes face à cette vague de criminalité qui rongeait la ville ?
Et qu'ont-ils envoyés ? D'autres personnes qui finiraient pas causer plus de problèmes. Il n'a jamais aimé les surprises de ce genre, jamais apprécié qu'on se mette en travers de sa route et c'est précisément ce que son propre gouvernement vient de faire. J'avoue que je m'inquiète. Même s'il ne le verra pas, même si il semble être passé au-dessus de ma mort, je m'inquiètes. Ryuhei s'était rangé de ses activités criminelles, il semblait avoir trouver sa place au sein même de cette division mais si le gouvernement lui-même commence à ruiner ses efforts, a qui pourra t-il donner sa confiance ? Je le connaissait depuis près de vingt ans et je sais tout ce qu'il y à a savoir sur lui. Si il tient encore sa position, c'est uniquement par fierté et par devoir envers les autres, envers moi... mais je ne sais pas si il tiendra encore longtemps où si il répondra à un autre appel dont je préfère ne pas avoir connaissance.

Espérons cependant que ma mort ne soit pas vaine et que ma vie ne l'ait pas été...





"In the darkness that stretches, I vowed to make a revolution. A Demonic Flower bloomed with the love she received and I will not let anyone interfere with everything that will happen now. The city has gone MAD, present became darkness as for dreams they became ideals"

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Ah, quel enchantement de vous voir de retour, notre presque-chevalier blanc en armure rutilante ! Je ne voudrais pas plomber l'ambiance cela dit mais je crois que vous avez du pain sur la planche ! Alors comme on dit chez nous : au turbin les petits casse-noisettes ♥


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Afin de ne pas être perdu, laisse-nous maintenant te montrer le chemin. Pour commencer, nous t'invitons à remplir et poster ta fiche de liens, n'hésite surtout pas à faire le tour des autres fiches pour te trouver des compagnons de route. Il est aussi utile d'aller remplir sa fiche de topics pour que tout le monde te suive à la trace -en particulier la reine de coeur et ses sbires-. Une fois ceci fait c'est PARTY HARD !
Si tu en éprouve l'envie, libre à toi d'ouvrir un journal de bord afin de nous faire part des avancées et péripéties que ton personnage aura rencontré.
Tu peux aussi aller lire le Kyôtô Newspaper afin d'être au courant des dernières nouvelles. Bien entendu, si tu préfère regarder ce qu'il se passe plus en profondeur dans ce jeu étrange, tu peux aussi consulter le Midnight Express qui recèle de nombreuses informations et Lewis Carroll pourrait bien fortement apprécier que tu ailles visiter sa boite de pandore  ♥~
En cas de perte de mémoire et de questionnement intempestif, n'hésite pas à refaire un tour dans la chronologie du forum et consulte aussi souvent que tu le souhaites les détails de notre jeu d'échec

Nous te souhaitons un bon jeu en compagnie du Midnight Wonderland et on espère que tu te sentiras comme chez toi ici ! On t'attendra bien entendu sur la CB, dans le Flood et en RP !

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Ikigami Ryuhei || The B.O.S.S

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